Faire connaître le Congo aux Canadiens via la sape, tel est l’initiative de l’association « Le Congo culturel de Montréal », qui organise la seconde édition du Festival International de la Sape, du 25 au 27 juillet prochain. Une occasion qui permettra aux habitants de Montréal, de découvrir le Congo via , des défilés de mode, ateliers, spectacles de danses, exposition photo, conférences… Un rendez-vous riche en couleurs dont se souviendront les montréalais, a promis Nona Matouala, présidente de l’association.
Nouvelle République : Quel est le but de ce festival ?
Nona Matouala : Le but de cette rencontre est de célébrer la mode et le style, tout en offrant une visibilité aux créateurs. Ce rendez vous permettra aux participants de découvrir des nouvelles tendances, mais aussi et surtout de mettre en lumière la créativité et l’expression personnelle, à travers le vêtement. C’est aussi un moment de retrouvailles, d’échanges d’expériences, et d’autres activités dont le seul but est de mettre le Congo Brazzaville en lumière.
Nouvelle République: Et, pourquoi pas un festival de gastronomie congolaise ?
Nona Matouala: Parce que Montréal est une ville cosmopolitaine qui s’inscrit dans la diversité multiculturelle et dans laquelle chaque communauté dispose d’un espace d’expression tel que les Festivals, Les Tulipes, la neige, le maïs, le rire, la musique. Ici, même la bière a son festival.. En outre, il existe autant de Festivals de la Sape que de pays regorgeant des Congolais, que ce soit en Afrique ou en Europe, on trouve des manifestations autour de la Sape. Et vous êtes sans ignorer que l’Asie aussi s’y est mise avec la visite du jeune étudiant Oma Hayatu qui a traversé les océans en quête de réponse sur l’art de la Sape. La sape est donc devenue une identité qu’on attribue aux Congolais de Brazzaville, c’est pourquoi nous le célébrons.
Nouvelle République : Est-ce un moyen de vous faire distinguer culturellement par rapport à d’autres nations?
Nona Matouala: Oui, ce Festival est un moyen festif et informatif pour faire connaître notre pays. En effet, chacun apporte sa part de diversité culturelle. Nous avons choisi la Sape parce qu’elle est méconnue des Canadiens, quasi inexistante à Montréal. Certes, l’élégance est visible lors des fêtes et autres rassemblements familiaux ou sociaux, mais oser la Sape, celle qui célèbre l’élégance et le style eclectrique propre aux congolais sous forme de Festival, il fallait y penser!
Nouvelle République : Pouvez vous nous en dire un peu plus ?
Nona Matouala: L’organisme, « Le Congo culturel de Montréal » a pour mission de créer des ponts entre les cultures, de célébrer la diversité, et de faire rayonner l’identité congolaise à travers des événements et des initiatives uniques. Nous organisons des activités qui mettent en lumière les traditions, l’art, la musique, la gastronomie et la mode du Congo. Parmi nos initiatives phares figure le célèbre Festival International de la SAPE, un évènement annuel qui rend un hommage vibrant au style éclectique et à l’élégance congolaise. Lors du Festival, il y a des stands de ventes privées, des défilés de différents designer africains ou québécois, des ateliers de marionnettes, exposition photo, défilés de tableaux, stands de gastronomie, parade des sapeurs, performances musicales, animation DJ.
Nouvelle République : Qui finance le festival ?
Nona Matouala: Le Festival est financé par des fonds propres, de différents, commanditaires et donations privées. Nous avons entamé des démarches auprès du Québec et du Canada et probablement, sous peu, auprès du Ministère de la culture du Congo.
Nouvelle République :Comment est accueilli le festival dans votre ville? et quelles en sont vos attentes ?
Nona Matouala:: Les curieux découvrent, les Congolais s’en réjouissent et la Ville de Montréal est notre 1er partenaire. Elle délivre le permis nécessaire pour occuper la place publique, nous accompagne dans la mise en place et valorise notre apport à la mosaïque culturelle de Montréal.
Propos recueillis par Annette Kouamba Matondo





