A Brazzaville, dans presque tous les arrondissements, l’insalubrité prend de l’ampleur dans les marchés publics.
Les marchés de Brazzaville hébergent des immondices produites par les vendeurs eux-mêmes. Les vivres sont étalés à même le sol, surtout des légumes et des fruits. Après la pluie, il ya la présence des marres d’eau et de la boue partout dans les marchés domaniaux. Du marché « Témbé na bambanda » à Mikalou, en montant vers les marchés de Talangai, Dragage, Ouenze, Moungali, Poto-Poto ; Total où les vendeurs boudent les étalages construites par les autorités municipales, celui de Makelekele, en descendant vers ceux de Mfilou(PK), Moukondo, Mazala, Soprogi, Massengo, etc; les vendeurs cohabitent avec des tas d’immondices. Fait qui expose les populations à de nombreuses maladies.
Au marché du lycée Thomas Sankara, le constat est le même. Les produits sont étalés à même le sol. Pourtant Chaque marché a un calendrier de salubrité établi par les autorités municipales pour le nettoyage des étalages et du sol. Paradoxal est de constater qu’après cette opération, ces immondices ne sont pas toujours ramassées et des essaims de mouches y grouillent toujours sous l’œil indifférent des autorités des marchés, d’une part, des vendeurs et leurs clients d’autre part. Un spectacle désolant et indescriptible qui crée un grand désordre au sein des marchés . « Voyez vous, s’écrie Nadia, une vendeuse au marché de Mikalou. Nous payons une somme de 150 FCFA par vendeur, aux agents de sécurité et 100FCFA pour la Mairie ; observe toi même le nombre que nous sommes, combien collectent-ils par jour et au bout du mois ? Une somme colossale d’argent ! Mais, rien ne se fait », a déploré Nadia. La nouvelle societé turque de ramassage et traitement d’ordures qui vient de signer un contrat avec l’État Congolais, peine déjà à démarrer avec le ramassage des ordures. Les produits dans les marchés sont toujours envahis de mouches, les odeurs partout, empoisonnent les commerçants et leurs clients; les rendant même malades. A Texaco, certains vendent sur les caniveaux remplis d’eau usée. Leurs articles sont souillés et les consommateurs crient au secours, mais, qui peut les entendre.
Les vendeurs des marchés de Brazzaville demandent aux autorités de prendre en ligne de compte ce problème qui, malheureusement, perdure toujours !
Fistelle Dimi Mouandzibi





