L’humanité a célébré le 26 Juin, la 38ème journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture. Cette édition était placée sous le thème : « Ensemble, disons non à la torture ».
À l’occasion de cette commémoration, le Consortium des associations pour la promotion de la gouvernance démocratique et l’état de droit (CAPGED) a organisé plusieurs activités pour renouveler son engagement contre les actes de la torture. Le CAPGED a ainsi déposé un mémorandum sur la torture au niveau de la police, la gendarmerie et la commission nationale des droits de l’homme.« Nous pensons que ces acteurs publics ont un rôle à jouer dans la prévention et l’interdiction de tout acte de torture. L’idée est d’attirer l’attention des autorités. Il y a eu pas mal de situations qui n’ont pas bénéficié d’accompagnement », a déclaré le coordonnateur des programmes de l’observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) Geodefroit Quentin BANGA. De même, dans le message rendu public, au cours du point de presse, le CAPGED a manifesté son soutien aux victimes de la torture. Dans sa déclaration, le CAPGED a révélé que le Congo a ratifié certains accords de lutte contre la torture. Mais, ces textes juridiques ne sont pas entièrement appliqués. Car, dans les lieux de détentions, les actes inhumains persistent encore.« La multiplication des cas de décès dans ces lieux de détention sont tout aussi révélateurs de la persistance et surtout le recours systématique à la torture par les agents de l’ordre et ce , pendant les interrogatoires dans le but d’arracher les aveux et infliger intentionnellement des souffrances aiguës aux victimes », a déclaré Quentin Geodefroit BANGA. Pour palier cette situation, le CAPGED a formulé quelques recommandations aux pouvoirs publics du Congo, en vue de maintenir la cohérence entre les politiques publiques et les engagements internationaux contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants .
Ainsi, le Consortium exhorte les autorités à diligenter la mise en place du mécanisme national de prévention de la torture (MNP), à l’ouverture d’une information judiciaire pour les cas de torture signalés et que les auteurs répondent de leurs actes. Il a aussi recommandé aux dirigeants de mettre en place un mécanisme de surveillance, de prévention systématique sur les méthodes et pratiques d’interrogatoire ainsi que de traitement des personnes en état d’arrestation ou de détention afin d’éviter les actes de torture.
Par ailleurs, le CAPGED est disposé à accompagner les victimes de la torture dans leurs démarches judiciaires. « Aujourd’hui, nous avons des personnes qui ont été torturées. Elles ignorent les procédures et ne savent pas trop auprès de qui, il faut aller se plaindre surtout quand ces actes sont causés par les agents de l’ordre. Mais, nous avons la possibilité d’accompagner les victimes et de se constituer partie civile. Donc, nous restons ouverts, nous sommes disposés à accompagner toute personne qui a été victime des cas de torture. Les démarches auprès de nos structures sont gratuites. Nous pouvons aussi aider les victimes dans la rédaction et le dépôt des plaintes », a précisé le coordonnateur des programmes de l’OCDH.
Cette journée a été instituée par les Nations Unies. Elle offre l’opportunité aux acteurs de la société civile de sensibiliser l’opinion publique sur les conséquences de la torture.
Par Flore Somboko.




