Alors que la prochaine élection présidentielle approche, l’atmosphère semble étonnamment calme au sein de la population congolaise. Une forme de distance, voire de fatigue politique, s’installe doucement mais sûrement dans les esprits.
À Brazzaville comme dans d’autres localités, les conversations sur la présidentielle de 2026 sont rares. Si le calendrier institutionnel avance, la ferveur populaire, elle, tarde à se manifester. Ce climat de retenue soulève une question : « les Congolais croient-ils encore au pouvoir des urnes ? »
Plusieurs facteurs expliquent ce sentiment de mépris ambiant : une crise économique persistante, des préoccupations sociales urgentes au nombre desquelles l’accès à l’eau potable, le manque d’ électricité en temps voulu, le manque d’emplois, mais aussi une lassitude envers le discours politique.
Ce n’est pas une hostilité frontale, mais plutôt un *désengagement progressif*, comme si l’élection à venir ne parvenait pas à raviver l’espoir collectif. À cela s’ajoute un manque de visibilité sur les projets ou profils des potentiels candidats.
Et pourtant, le besoin de changement, de gouvernance efficace et de mieux-être est réel. Cette attente silencieuse pourrait, si elle n’est pas entendue, se transformer en indifférence durable.
À quelques mois de la présidentielle, l’enjeu n’est pas seulement politique, il est profondément social : « rétablir un lien de confiance entre les citoyens et le processus démocratique » C’est peut-être cela, le vrai défi de 2026.
Divine Anaëlle Makezolele




