À l’image de la Conférence de Berlin en 1884, où les puissances européennes se sont partagées l’Afrique sans consulter ses peuples, une nouvelle forme de compétition mondiale se dessine aujourd’hui.
D’un côté, la France, quoique peu fragilisée par son desaveu est-africain; et les États-Unis, de l’autre, la Russie et la Chine, s’engagent dans une course stratégique pour asseoir leur influence sur le continent africain. Cette rivalité porte sur les ressources naturelles, les alliances politiques et le contrôle des routes commerciales.
Mais à la différence du 19e siècle, l’Afrique ne se résume plus à un terrain vague à conquérir. Les États africains réclament désormais « plus de transparence », de respect de leur souveraineté et des partenariats équitables.
-Un risque palpable
Cependant, le risque demeure. Ces grandes puissances pourraient, derrière des négociations discrètes, se répartir leurs zones d’influence respectives, au détriment des intérêts réels des populations africaines.
-Un engagement collectif qui ferait du poids
Face à cette menace, la vigilance s’impose, ainsi qu’un engagement collectif pour garantir que l’histoire ne se répète pas.
L’Afrique ne peut plus être un simple enjeu sur l’échiquier des grandes puissances. Pour que le continent prenne enfin son destin en main, il faut que les États africains restent unis, renforcent leur coopération, et imposent des règles claires aux partenaires étrangers.
Il est urgent de refuser toute forme de « nouveau partage « qui perpétuerait la dépendance et la marginalisation. Le futur de l’Afrique doit être décidé par les Africains eux-mêmes, selon leurs aspirations, avec dignité et souveraineté. Divine Anaëlle Makezolele


