Dans le but de renforcer les capacités des femmes journalistes dans la couverture des évènements en période électorale, Fatoumata Barry Marega, Représentante de l’UNESCO en République du Congo, a procédé le 11 août 2025, à l’hôtel PEFACO, à Brazzaville, à l’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités des femmes journalistes sur la couverture des processus électoraux, selon une approche de la paix, droits humains et genre. Cet atelier a été lancé sous l’autorité du ministre de la communication et des médias, Porte-parole du gouvernement, Thiery Lézin Moungalla.
Cette formation s’inscrit dans l’approche de l’éducation aux médias et à l’information, promue par l’UNESCO. A cet effet, elle vise à renforcer aux femmes des médias, des compétences critiques, éthiques et professionnelles, afin de mieux comprendre et lutter contre la désinformation, la polarisation et les discours de haine. <<En vous accompagnant, nous ne renforçons pas seulement vos capacités. Nous contribuons à bâtir un écosystème médiatique plus inclusif, plus professionnel et plus résilient, face aux défis démocratiques de notre temps>>, a déclaré Fatoumata Barry Marega, Représentante de l’UNESCO en République du Congo. <<Les femmes journalistes portent en effet la responsabilité d’éduquer, d’informer et d’apaiser. Elles peuvent être les gardiennes de la parole publique, les architectes du récit collectif, afin de nourrir utilement la réflexion et la conscience citoyenne >>, a-t-elle ajouté.
Dans cette perspective, l’Acte constitutif de l’UNESCO, adopté en 1945, suppose que <<les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix >>. De ce fait, Fatoumata Barry Marega suppose que, les médias et les femmes qui y exercent sont des piliers essentiels pour ériger les valeurs d’une paix durable. <<La République du Congo, à l’approche des élections présidentielles de 2026, entre dans une phase importante de son parcours démocratique. Dans toute société, les élections sont des moments d’intense mobilisation citoyenne, mais aussi de possibles tensions, de désinformation et polarisation, qui peuvent parfois mener à la violence >>, a souligné Mme
Fatoumata Barry Marega. <<En période électorale, ces risques s’amplifient. L’espace public est saturé de contenus parfois non vérifiés, souvent émotionnels, et parfois malveillants. Dans ce contexte, le rôle des journalistes et particulièrement des femmes journalistes devient déterminant : vérifier, contextualiser, apaiser et protéger la vérité. Elles sont les remparts contre la désinformation, les garantes de l’éthique et les voix de la raison dans le tumulte de l’information instantanée >>, a-t-elle insisté.
A ce propos, dans une perspective qui intègre les principes de paix et de respect des droits humains, cette formation permet aux participants de comprendre que, une élection n’est pas seulement des chiffres et des bulletins de votes, c’est aussi un moment fort pour la démocratie. A cet effet, dans ce moment critique, le rôle des médias est décisif. <<Informer avec exactitude, donner la parole à tous, prévenir les tensions, et favoriser finalement la paix. Voilà votre mission >>, a expliqué Thiery Lézin Moungalla, ministre de la communication et des médias, Porte-parole du gouvernement. Il estime que les processus électoraux constituent des moments de grande importance pour la vie démocratique d’un pays. <<Que ces journées de travail intense qui vous attend soient fructueuses et qu’elles permettent à chacune d’entre vous de repartir avec des outils concrets, des réflexions renforcées et des engagements clairs, pour une couverture électorale apaisée et respectueuse des droits de tous >>, a-t-il insisté.
A signaler que, les médias ne se contentent pas de relayer l’actualité. De ce fait, ils façonnent les mentalités, influencent les imaginaires et peuvent contribuer à renforcer la cohésion sociale. Cette formation permettra à ces femmes des médias de contribuer à l’émergence d’un environnement électoral sain, à l’occasion duquel le débat démocratique primera sur la confrontation stérile, a estimé, en substance, le ministre de la communication.
Issa BILAL-ECKY





