L’eau fait partie des produits de première nécessité dans la vie de tous les êtres de la planète Terre. Mais, à Brazzaville, une capitale entourée des eaux naturelles, l’eau potable est une denrée rare dans nombreux quartiers, surtout, périphériques.
Au 9e arrondissement, Djiri, une zone quadrillée de rivières et de ruisseaux, donc, un pays d’eau, mais pas d’accès à l’eau potable.
Massengo, le plus grand quartier de Djiri Dans ce quartier périphérique de la capitale congolaise, l’accès à l’eau potable reste un combat quotidien. L’eau ne coule plus dans les robinets publics, depuis des mois, et des fuites incontrôlées laissent s’échapper des milliers de litres entiers dans la rue.
*Des branchements bricolés pour survivre*
Privés d’un réseau fiable, les habitants ont recours à des tuyaux percés ou raccordés de façon artisanale, souvent à même le sol, au risque de contaminations. On remplit des bidons dans la boue, sous un soleil accablant.
*Une situation paradoxale*
*« On vit au bord du fleuve, mais chez nous l’eau ne coule que dans les caniveaux »*, déplore une habitante. Le Congo, pourtant riche en eau, souffre d’une mauvaise gestion de distribution d’eau potable et d’un manque d’entretien des infrastructures d’eau potable de base.
*Des pertes énormes*
De nombreuses fuites dans les quartiers comme Massengo aggravent la pénurie. L’eau se perd avant même d’arriver aux ménages qui l’attendent, en vain, devant leurs robinets. Selon certains techniciens, jusqu’à 40 % de l’eau traitée n’atteint jamais les utilisateurs.
*Les revendications locales*
Les habitants réclament, entre autres :
– la réparation des fuites
– la réactivation des robinets publics
– l’installation de bornes fontaines fonctionnelles
– un suivi réel de la distribution
Dans un pays si riche en eau naturelle, priver les citoyens d’un accès sûr à l’eau propre, est une urgence humanitaire et politique. Massengo est loin d’être un cas isolé. Dans d’autres arrondissements comme Talangai, Mfilou, Madibou, pour ne citer que ceux-là, toujours dans des quartiers périphériques, l’ accès à l’eau potable est une question de semaines, voire des mois. Mais l’eau potable n’est qu’ un exemple du désordre constaté dans la distribution des produits de première nécessité à Brazzaville, mais aussi dans d’autres villes du pays à l’instar de Pointe-Noire. Car les populations en pâtissent aussi pour l’électricité. Une autre denrée rarissime, malgré l’existence de nombreux barrages hydro-électriques dans le pays.
Anaëlle Divine Makezolele





