« Les conseils des chargeurs face aux enjeux contemporains des transports maritimes et du commerce international », c’est le thème sous lequel s’est ouvert, le 14 juillet dernier, la 10e journée de conseils des chargeurs Africains (JCA), dans la salle de conférence du conseil congolais de chargeurs, dont les travaux se sont achevés le 18 juillet dernier.
Placé sous le haut patronage du Président Dénis Sassou N’GUESSO, cet événement est organisé par le conseil congolais des chargeurs, en collaboration avec l’Union des Conseils des Chargeurs Africains, (UCCA). Avec les délégations de plus de 19 pays, membres de l’UCCA, qui ont pris part à ces travaux. La cérémonie d’ouverture de cette rencontre a été présidée par la Ministre congolaise des transports, de l’Aviation civile et de la marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine EBOUKA-BABACkAS, en présence de plusieurs personnalités et des experts du secteur de transports.
C’est dans cette optique que l’administrateur Maire de la ville de Pointe-Noire n’a pas manqué l’occasion d’adresser quelques mots à l’endroit des participants à cette activité : <<Pointe-Noire, ville généreuse, Havre de paix et terre d’accueil, où se côtoient et se brassent de nombreuses communautés: africaine , européenne, asiatique, moyen-orientale et américaine, dans une harmonie que rien ne peut troubler. Porte océane de l’Afrique centrale, avec son port en eau profonde, Pointe-Noire est au cœur du développement économique de la République du Congo et de la sous-région. Ville d’échanges , Pointe-Noire est une plateforme économique qui génère plus de 70% des ressources de notre pays>> . Ainsi Évelyne Moe Poaty a-t-elle fait l’éloge de sa ville , une ville dynamique et cosmopolite, a-t-elle ajouté.
Ghislaine EBOUKA-BABACkAS a affirmé:
« En effet, le trafic maritime mondial a connu une forte augmentation au cours de ces dernières années, essentiellement portée par l’essor du transport conteneurisé, avec aujourd’hui; plus de 90% des volumes transportés à travers le globe ».
Et, elle a ensuite évoqué, sur les coûts de transport entre pays du continent , l’impact des taux de frêts sur le prix des produits importés et l’insuffisance du développement des corridors et des infrastructures de transport.
« Les enjeux des transports maritimes et du commerce international se traduisent en des défis à relever pour les décideurs des politiques publiques.
Ils appellent nécessairement des réponses de qualité à travers des rencontres d’experts, des thématiques bien ciblées et des communications pertinentes au cours des ateliers. Telle est l’ambition des présentes assises .
C’est pourquoi, en tant que Ministre en charge des transports et plus précisément de la marine marchande, j’attache du prix aux recommandations qui découleront de vos partages d’expérience, convaincue qu’elle déboucheront sur l’élaboration des stratégies adaptées au contexte et à l’environnement africain » .
Mais, bien plus persuadée que ces recommandations s’inscriront dans le droit fil de la vision du Président de la République, Denis SASSOU N’GUESSO chef de l’Etat , ainsi que de celle de ses paires , chefs d’Etat du continent, qui militent activement en faveur de l’intégration de l’Afrique , grâce à un secteur multimodal des transports connectés et offensifs.
Sous l’excellente coordination du docteur Dominique Candide Koumou Boulhas, Directeur général du conseil congolais des chargeurs, l’organisation mis en place grâce à la grande famille du maritime, ici, à Pointe- Noire se veut à la hauteur de l’hospitalité légendaire du Congo.
Tout en sollicitant votre indulgence, nous espérons qu’elle donnera pleine satisfaction aux distingués invités venus d’autres horizons, notamment la présidente de l’Union des conseils des chargeurs Africains>>, a-t-elle rajouté.
Koumou Boulhas, Directeur général du conseil congolais des chargeurs a fait savoir dans son discours:
« Pour votre gouverne , la première édition des journées du chargeur Africain a été lancée pour la première fois en 1999 à Accra, au Ghana, dans le cadre des réformes de conseils des chargeurs Africains, au sortir de la deuxième table ronde de Cotonou de 1997.
Les conseils des chargeurs se devaient de revoir leurs politiques d’assistance aux chargeurs et de l’encadrement du trafic à travers plusieurs actions :
•l’organisation des forums à l’intention des chargeurs et de tous les usagers de la chaîne de transport multimodal, afin de favoriser les échanges sur les mutations intervenues
⁃ La promotion des échanges intra-Africains par l’organisation d’un marché
⁃ L’institutionnalisation de la culture de l’excellence, à travers la remise d’un prix AWARD aux meilleurs conseils des chargeurs et aux hautes personnalités. Cette rencontre des entrepreneurs de l’espace francophone demeure l’expression d’un nouveau paradigme dans la conception de la francophonie.
La francophonie comme dialogue des cultures, selon le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, c’est- à- dire, la francophonie culturelle, cohabitant ainsi avec la francophonie économique.
Le directeur général du conseil a ajouté « face aux défis contemporains des transports maritimes et du commerce international, les experts de haut niveau et les sommités intellectuelles de l’univers du transport multimodal et de commerce international aborderont pendant trois (03) jours, les problématiques devant permettre aux dix-neuf (19) pays membres de l’UCCA, de se réapproprier les outils d’assistance aux chargeurs , du commerce international et de l’encadrement du trafic multimodal dans un environnement hautement compétitif »
Le conseil congolais des chargeurs, doit voir son élan de redynamisation et du repositionnement de sa stratégie managériale orienté vers ses missions.
Le secrétaire général de l’OMAOC, Paul ADALIKWO, quant à lui, a présenté une étude relative au coût de transport. « L’ outil de transport maritime, le navire, fait cruellement défaut à nos pays , ce qui implique que les détenteurs de navires unis par des alliances stratégiques peuvent à nouveau dicter les règles du jeu en représentant sur nos chargeurs et sur nos populations locales , les coûts des crises géopolitiques actuelles au Moyen-Orient, en Europe de l’Est et ailleurs dans le monde.
C’est pourquoi, face à ces potentielles menaces, il apparaît nécessaire pour nos chargeurs, de connaître les outils existants et pour toute notre communauté maritime de réfléchir profondément à des outils et mécanismes innovants qui permettront au conseil des chargeurs de continuer à protéger les intérêts de leurs membres dans les négociations maritimes », a-t-il évoqué.
Merveille KOUSSALOUKA




