La société turque, Albayrak Waste management company, a lancé timidement ses équipes sur le terrain, à Brazzaville, succédant ainsi à Averda, dont le contrat a expiré depuis plusieurs mois.
Depuis le 19 juin, les équipes d’Albayrak sont visibles à certains endroits de la capitale congolaise. En effet, cette société de droit congolais a signé, il y a deux mois, un contrat de délégation de service public avec le gouvernement pour la collecte des déchets solides et la gestion des services de propreté à Brazzaville et Pointe-Noire. Le premier jour on a aperçu les employés d’Albayrak au rond-point du 5 juin 1997, à Mpila, notamment à la place « Plus jamais ça » ; sur l’avenue Pointe hollandaise ; dans des artères de Poto-Poto et le long de l’avenue Amical-Cabral. Ils étaient aussi à pied d’œuvre sur le boulevard Denis-Sassou-N’Guesso, aux abords du ministère des Finances.
Ce déploiement, bien que timide des effectifs, s’inscrit dans la nouvelle approche gouvernementale, ayant pour base l’accord signé le 23 avril dernier. Selon ce contrat, Albayrak va assurer, pendant cinq ans, l’entretien des villes de Brazzaville et de Pointe-Noire. Un contrat axé sur le tonnage car la société devra travailler quotidiennement à Brazzaville sur 1000 tonnes de déchets et à Pointe-Noire 500 tonnes.
Pour le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondelé, à la différence du contrat signé avec Averda, l’accord passé avec Albayrak est un modèle aussi réaliste qu’avantageux, dont la mise en œuvre devrait renforcer la salubrité dans les deux villes, selon l’exécutif. « Nous étions au coût forfaitaire avec Averda. Dans le contrat actuel, nous sommes plutôt sur le tonnage, à savoir que les estimations sur Brazzaville et Pointe-Noire sont de 1500 tonnes, soit 1000 tonnes à Brazzaville et 500 tonnes à Pointe-Noire. Ce qu’il faut encore prouver et valider à travers des points bascules », a-t-il déclaré.
Au regard des tas d’immondices qui jonchent les trottoirs surtout aux abords des marchés domaniaux à Brazzaville, Albayrak aura du pain sur la planche. Selon la direction générale d’Abayrak, ce démarrage d’activités avec quelques agents seulement est juste symbolique, d’autant plus que l’activité prendra progressivement de l’ampleur, à Brazzaville et s’étendra à Pointe-Noire. D’autres agents seront déployés au fur et à mesure, puisque la société est en phase de remise avec la mairie de Brazzaville. Le but étant de récupérer le local et les engins laissés par Averda. Parfait Wilfried Douniama





