Pour lutter efficacement contre la délinquance juvénile et les violences basées sur le genre; sous les auspices de M. Charles Makaya, directeur de cabinet du ministre de la Jeunesse, des sports, de l’éducation civique, de la formation qualifiante et de l’emploi, et en présence de M. Brice Kamwa Ndjatang, représentant résident adjoint de l’Unesco en République du Congo, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) et le ministère de la Jeunesse ont organisé du lundi 30 juin au jeudi 3 juillet à Brazzaville un atelier de renforcement des capacités destiné aux cadres de l’ Institut national de la jeunesse et des sports (Injs). Cette rencontre visait à doter ces cadres de compétences spécifiques pour prévenir la délinquance juvénile et lutter contre les violences basées sur le genre.
Selon M. Kamwa Ndjatang, l’organisation de cet atelier s’inscrit pleinement dans cette dynamique visant à doter les cadres de l’Institut national de la jeunesse et des sports des compétences et outils nécessaires pour prévenir les risques sociaux, socialiser les jeunes en conflit avec la loi, les accompagner de manière adaptée et renforcer les leur insertion dans la société afin d’être utiles au développement de la nation. Il rappelle que cette démarche est particulièrement sensible au contexte spécifique du Congo, d’autant que le pays « à l’instar des de nombreux ‘’autres’’, fait face à des défis préoccupants liés à la délinquance juvénile, aux violences sociales et aux violences basées sur le genre. Ces réalités fragilisent les jeunes en situation de vulnérabilité et menacent la cohésion sociale ainsi que les perspectives de développement durable », a-t-il souligné. Et c’est face à ce constat que le gouvernement du Congo « a décidé de poser les actes concrets. C’est dans cette vision que s’inscrit la création de l’Agence nationale d’insertion et de réinsertion sociale des jeunes qui en son sein est doté des centre d’insertion et de réinsertion sociale des jeunes notamment celui d’Aubeville dans le département de la Bouenza », a fait savoir Charles Makaya.
Dans un contexte mondial, les jeunes sont souvent confrontés à l’exclusion, à la précarité ou à la marginalisation. Investir dans le renforcement des capacités des professionnels qui les accompagnent constitue, selon le programme de l’atelier, un investissement scientifique pour la stabilité du vivre‑ensemble et le développement durable.
L’atelier a exploré plusieurs axes : approfondissement de la compréhension des participants des mécanismes de la délinquance juvénile ; la maitrise des approches éducatives et psychosociales innovantes ; le renforcement de la compétence dans la prise en charge sensible au genre ; le développement des stratégies de réinsertion efficaces, durables et centrés sur l’homme. Cet engagement s’inscrit pleinement dans les objectifs de développement durable et le plan national de développement (Pnd 2022-2026) consécutif à l’année de la jeunesse, notamment dans leur dimension relative à l’inclusion, à la justice sociale et à la lutte contre les violence basées sur le genre.
Les méthodes pédagogiques ont combiné exposés thématiques, études de cas adaptés au contexte congolais et ateliers pratiques. C’était pour favoriser une compréhension critique des phénomènes et une appropriation méthodologique.
Cet atelier ne s’est pas arrêté à la transmission de connaissances. Il a aussi visé la traduction des apprentissages en politiques publiques concrètes. L’un des objectifs clés étant de structurer un suivi local des mesures de prévention, incluant: la mise en place de comités socio-éducatifs au sein des structures associées à l’Institut ; la formation continue des cadres, avec évaluation régulière ; l’articulation avec les acteurs multisectoriels (justice, éducation, santé).
M. Makaya et M. Kamwa Ndjatang ont bien souligné que cette initiative est un investissement stratégique. Dans un pays où la jeunesse constitue une partie importante de la population active, renforcer son potentiel constitue un levier essentiel pour prévenir la délinquance, promouvoir l’inclusion et soutenir le développement socioéconomique. Il s’agit de fournir aux jeunes des perspectives concrètes de vie citoyenne et professionnelle.
Cet atelier s’inscrit dans une vision long terme: doter le Congo d’un cadre socio‑éducatif solide et résilient, capable de répondre aux défis de la jeunesse contemporaine, dans un monde en mutation rapide.
Joyce KIDILOU-KIA-MOUZITA




