Les droits des personnes âgées et des personnes vivant avec handicap sont désormais encadrés par la loi en République du Congo. Les sénateurs ont examiné et adopté, au cours de la séance plénière, du 5 février 2025, deux projets de loi portant protection et promotion de leurs droits. Cette séance a été dirigée par le président du Sénat, Pierre Ngolo.
Les deux affaires ont été défendues, à l’hémicycle, par le ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Irène Marie-Cécile MBOUKOU KIMBATSA.
Le premier projet de loi qui porte sur la protection et la promotion de la personne âgée en République du Congo est une exigence constitutionnelle. Dans son article 31, la constitution stipule que les personnes âgées et les personnes vivant avec handicap ont droit à des mesures de protection en rapport avec leurs besoins physiques, moraux ou autres, en vue de leur plein épanouissement dans les conditionsdéterminées par loi. Ce projet de loi élaboré par le gouvernement vient combler un vide juridique. Il s’appuie sur les orientations des Nations Unies et le protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des personnes âgées.
Selon le ministre en charge des affaires sociales, le vieillissement devient un problème, un crime. Quand une personne vieillit, l’entourage, en commençant par ses propres enfants, la traitent de sorcière. Elledevient persona non grata. Ce projet de loi garantit une meilleure acceptation de la personnalité de la personne âgée. « Si vous avez un parent que vous maltraitez, l’obligation est faite aux voisins de le signaler. S’ils ne le font pas, la loi les frappera tous. D’ailleurs, les textes d’application feront obligation aux enfants de s’occuper de leurs parents. Les enfants qui abandonnent leurs parents seront punis par la loi », a martelé le ministre Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa. D’après les dernières données statistiques du recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5) de 2023, les personnes âgées représentent 4,6% de la population en République du Congo. Ces personnes constituent une couche vulnérable. Elles font l’objet de plus en plus de stigmatisation, de maltraitance, de violence et d’accusations diverses.
Le second projet de loi a porté sur le statut, la protection et la promotion de la personne vivant avec handicap. En effet, cette loi vient faire évoluer le cadre juridique existant. Elle apporte plusieurs innovations en matière des droits humains et d’inclusion sociale.
Par Flore de Jésus.





