L’aboutissement à la gouvernance est loin d’être atteint avec une opposition dispersée. Il faut donc une réorganisation du combat politique afin d’atteindre les résultats escomptés. Tel est le point de vue du président national du Comité d’action pour le renouveau, Clotaire Mboussa-Ellah. Cette opinion a été émise lors de la conférence de presse qu’il a animée récemment à Brazzaville.
La constitution de la République du Congo reconnait l’existence d’une opposition parlementaire et extraparlementaire. Cette pluralité est gage de démocratie en ce qu’elle garantit la liberté d’opinions et d’expression. Seulement, ces partis sont loin de réaliser leurs missions et projets en concourant à l’alternance démocratique. Car, Il existe plusieurs conflits d’intérêts personnel et idéologique faisant ainsi obstruction à l’unité et à la cohésion entre ces partis se réclamant de l’opposition. Donc, tirant les leçons du passé, cet acteur politique pense qu’«une convention nationale s’impose ». Cette réforme devrait conserver la diversité de positionnement afin qu’aucune formation politique ne soit laissé pour compte à cause de sa doctrine. C’est-à-dire, les partis libéraux devraient s’unir entre eux aux cotés des partis socialistes ou socio-démocrates tout en restant membre de la coordination gérée par le chef de file de l’opposition conformément à la loi.
Pour Clotaire Mboussa-Ellah, « la loi N°028-2017 du 7 juillet 2017 connait certains manquements puisqu’elle ne détermine pas les modalités d’organisation, de fonctionnement ou de gestion tout court ». La modification de cette loi ou l’adoption d’une nouvelle loi déterminant l’organisation, la composition, les attributions ainsi que la structuration de l’opposition congolaise. Ce qui serait une impérieuse nécessité.
En outre, le président du Car a invité tous les acteurs politiques congolais sans aucune distinction à « combattre tous les obstacles fondés sur la discrimination et l’arbitraire question de relancer la République et de consolider la Nation ». Ce qui est, selon lui « une démarche commune, républicaine et patriotique pour un Congo véritablement uni, indivisible et solidaire qui engage la responsabilité de toute la classe politique ». Parce qu’à l’en croire, « le moment est plus que jamais arrivé à l’heure de briser tous les sceaux de la division, de la méfiance pour se tourner vers des questions d’intérêt général. Ce, du fait que le bon sens et la raison voudraient amener les acteurs politiques congolais à bâtir une République d’égalité, de fraternité et de solidarité au-delà de tous leurs divergences politiques et de leurs idéologies. Aucune victoire ne pourrais être garanti pour l’opposition tout en restant dans cette division causée par l’égocentrisme, l’esprit grégaire, la course aux différents faveurs ».
Peu avant de demander la convention nationale de l’opposition, Clotaire Mboussa-Ellah est revenu sur la question de la gouvernance électorale. Ce sujet qui a longtemps constitué l’épine dorsale de plusieurs débats houleux durant les différents concertations et dialogues politiques depuis 2011 reste encore ouvert puisque toutes les recommandations à ce propos n’ont jamais vu le jour. Pour ce cadre, « plusieurs recommandations attendent leur exécution. Et ce, d’ici 2026. Car, l’élection présidentielle se profile », pense-t-il.





