La viande de porc est parmi l’une des viandes les plus consommées dans le département du Niari, notamment à Dolisie. Seulement de l’élevage des porcins à l’assiette, en passant par l’abattage, il y a de quoi dire qui mérite d’attirer l’attention des pouvoirs publics quant aux dangers que présente la consommation de cette viande ici dans ce département.
. L’ enquête menée sur le terrain, ici à Dolisie, révèle que les porcheries dignes de ce nom n’existent presque pas. Aussi les petits éleveurs utilisent-ils une portion de leurs parcelles, ou des parcelles voisines, aux bâtiments inachevés et inhabités, insalubres, mais tôlés, et élèvent les bétails.
C’est ici que se pose le premier problème de cohabitation et d’adaptation, dans les quartiers, avec des odeurs nauséabondes dues aux excréments de ces bêtes et le bruit constant qui indisposent à tout moment.
Un éleveur nous a laissé entendre que << nous sommes en Afrique, et la parcelle appartient à l’éleveur, il a donc le droit de faire ce qu’il veut, pourvu qu’il est chez-lui >>, tant pis donc les querelles de tous les jours qu’il trouve infondées, foulant ainsi aux pieds toute règle liée au bon voisinage.
À côté de ces porcheries de fortune, existent des bêtes en divagation, et lorsque l’on sait que le cochon est un omnivore, tout ce qui passe sous son nez est réduit en pâturage.. Surgissent ainsi des conflits pour réparation des dommages causés.
Et à défaut d’une alimentation saine et appropriée, ces bêtes sont nourries des restes ou déchets des restaurants que les éleveurs ramassent ça et là par manque de budget conséquent.
Budget inexistant, pas donc d’agents vétérinaires pour le suivi du petit troupeau, exposé ainsi à toute sorte de maladies.
Et comme si cela ne suffisait pas, l’abattage des porcs ici se fait , à ciel ouvert, dans des conditions d’hygiène douteuses, ; par manque d’abattoir sécurisé ou pour ne pas pouvoir payer les frais y afférant.
C’est donc dans cette boue qu’est servie cette viande de porc, très prisée dans le département du Niari, sur les étalages, installés le long de rues et avenues, consommée surtout les jours de samedi et dimanche, à des prix à la portée de toutes les bourses. Dans des restaurants de fortune, avec le plat << ngulu mù là nkò >> , plat de porc servi avec de la banane. Gastronomie du département oblige.
C’est ici que sont interpellés les pouvoirs publics afin de prendre des mesures conséquentes en vue de prévenir tout risque de contamination quant à la consommation de cette viande dont la chaîne de production pose vraiment de réels problèmes d’hygiène.
Edgard MAZILA.





