Le gouvernement de la République du Congo, représenté par Rosalie MATONDO, ministre de l’économie forestièreet Ricarda MONDRY, représentante de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)ont procédé, le 29 octobre 2026, à Brazzaville, à la signature du Projet TCP/PRC/ 4006, dont l’objectif est d’accroître la couverture forestière locale et d’améliorer sa gestion grâce aux jeunes.
Intitulé « Appui à la mise en œuvre du programme Pro-jeunes pour l’afforestation et le reboisement », ce projet d’un coût global de 246 mille dollars américains, financé par la FAO,s’inscrit dans une dynamique internationale marquée par la proclamation de la décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement dans le cadre d’une gestion durable des forêts pour la période 2027-2036, a souligné Rolland Wilfrid C’kouayoukou, conseiller administratif et juridique de la ministre de l’économie forestière, présentant le projet.
Le Projet TCP/PRC/4006 s’articule autour de trois axes. Le premier va consister à la mise à disposition, au profit de 100 jeunes, des informations accessibles et attractives sur l’afforestation, le reboisement et le changement climatique. Pour y parvenir, le projet entend produire et diffuser des contenus audiovisuels sur les trois domaines susmentionnés,de même qu’organiser des sessions de sensibilisation dédiéesaux jeunes, avec un lien sur les Technologies de l’informationet de la communication (TIC) appliquées au secteur forestier et agricole, notamment télédection, la photo–interprétation, les Systèmes d’information géographiques (SIG), le suivi par drone et le suivi spatialisé. Le deuxième est relatif à l’organisation et à l’entrepreunariat. L’objectif étant de favoriser la structuration des jeunes autour d’activitéséconomiques liées à l’afforestation et au reboisement. Pour ce faire, le projet prévoit la formalisation d’une organisation des jeunes ainsi que la création, par et pour les jeunes, de cinqPetites et moyennes entreprises (PME) forestières et agricoles.Le troisième axe porte, quant à lui sur le renforcement des capacités techniques des jeunes en agroforesterie. Le projet prévoit l’organisation de 3 sessions de formation sur les techniques de plantation et de gestion de plantations forestières. Ces formations seront illustrées par la mise en place de 20 hectares de plantations agroforestières.
Contextualisant cet événement, à l’aube de la commémoration de la 40e édition de la Journée nationale de l’arbre, couplée au lancement des actions de mise en œuvre de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement dans le cadre d’une gestion durable des forêts, « le financement TCPaccordé par la FAO pour le programme Pro-jeunes arrive à point nommé et va permettre à notre pays de comptabiliser les actions concrètes de cette décennie », a indiqué Rosalie MATONDO. Le gouvernement congolais entend faire de la jeunesse l’un des moteurs de la mise en œuvre de cette décennie. « Ce choix est stratégique. Il traduit notre volonté de transformer une ambition internationale en une dynamique nationale, porteuse d’emplois, de compétences et une source de revenus pour les jeunes, les communautés locales et populations autochtones », a expliqué la ministre de l’économie forestière.
Initiative à perpétuer
Bien qu’étant une première étape, le gouvernement de la République réfléchit déjà à la pérennisation de cette initiative au-delà de sa clôture. « Le Projet TCP (…) est une première étape ; nous devrons en tirer les enseignements nécessaires, démontrer son efficacité et mobiliser d’autres ressources, d’autres subventions et d’autres financements innovantspermettant d’étendre progressivement cette dynamique à une plus grande échelle », a confié la ministre.
Evoquant, de son côté, les raisons du choix des jeunes dans ce projet, Ricarda MONDRY a mis, entre autres, en avant leur force de transformation. « Leur capacité à innover, à mobiliser leurs communautés et à transformer les défis en opportunités constitue un levier essentiel pour bâtir un avenir plus durable », a commenté la représentante de la FAO.
Le succès d’une telle initiative nécessitant souvent l’implication de toutes les parties prenantes concernées, lafonctionnaire onusienne a appelé à « l’engagement collectif » de tous les acteurs. « J’en appelle à la mobilisation des jeunes, des autorités nationales et locales, des communautés, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers ainsi que de la société civile. Ensemble, nous pouvons faire de ce projet un modèle de restauration des paysages forestiers et d’insertion socio-économique des jeunes, au service d’un développement durable, inclusif et résilient », a déclaré Ricarda MONDRY.
D’une durée de deux ans, le projet sera mis en œuvre par le ministère de l’économie forestière.
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