Une cérémonie de baptême a tourné au drame, le 18 octobre dernier, dans la rivière Djoué, au niveau de Kinsoundi – Barrage, à Brazzaville. Organisée par l’église Arbre de Vie Tabernacle, la cérémonie devait permettre à cinq personnes de recevoir le baptême. Selon le récit présenté lors de la reconstitution des faits, les deux premiers baptêmes se sont déroulés sans incident. Lors du troisième, une fidèle, identifiée comme Sephora Bidounga , aurait été prise d’un malaise dans l’eau. Elle a été ramenée sur la berge avant que la cérémonie ne se poursuive .
Alors que le dernier baptême devait avoir lieu, la jeune femme serait retournée dans la rivière. Trois hommes ont alors tenté de lui porter secours. Les quatre personnes se sont retrouvées en difficultés dans l’eau.
Un Diacre de l’église a finalement réussi à regagner la rive avec l’aide des personnes présentes sur les lieux. En revanche, Sephora Bidounga et deux autres hommes ont été portés disparus. Les recherches entreprises à l’aide de pirogues et d’autres moyens disponibles n’avaient pas permis de retrouver les trois personnes au moment de la restitution des faits.
Le procureur ordonne une reconstitution.
Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Brazzaville, André Oko Ngakala, s’est rendu sur les lieux pour une reconstitution du drame. Les échanges avec les responsables religieux ont notamment porté sur les conditions d’ organisation de la cérémonie et les mesures de sécurité prévues pour prévenir les accidents..
Le pasteur Constant Massiondo et plusieurs responsables de l’église ont été interpellés dans le cadre de l’enquête. Les responsabilités éventuelles devront être établies par la justice.
.La sécurité des baptêmes en milieu naturel en question. .Ce drame relance le débat sur la sécurité des cérémonies religieuses, organisées dans les cours d’eau. La profondeur, les courants et l’absence de moyens de secours adaptés peuvent rapidement mettre en danger les participants. L’enquête devra notamment déterminer les circonstances précises de l’accident, des mesures de prévention qui avaient été prises et d’éventuels manquements des organisateurs. Pour l’heure, le bilan reste celui de trois personnes portées disparues. Le drame de Kinsoundi – Barrage rappelle ainsi la nécessité de renforcer les mesures de sécurité lors des cérémonies organisées en milieu aquatique, afin d’éviter que des rassemblements religieux ne se transforment en tragédie.
Patrimichel SAH





