Dans certains quartiers, les habitants disent être privés du courant pendant de longues heures, parfois principalement dans la soirée. Le quartier Mpissa dans le deuxième arrondissement, Bacongo, figure parmi les zones récemment citées pour la récurrence de ces perturbations.
Ces coupures ont des conséquences directes sur les activités génératrices de revenus . Les petits commerces, ateliers de soudure, salons de coiffures et autres activités qui dépendent de l’électricité sont contraints de réduire leur fonctionnement ou de recourir aux groupes électrogènes entraînant des dépenses supplémentaires. Pour les ménages, les difficultés sont également nombreuses. La conservation des denrées alimentaires, l’utilisation des appareils électroménagers, les études des élèves et étudiants ainsi que certaines activités professionnelles sont perturbées par ces interruptions répétées.
Un réseau confronté à plusieurs difficultés
Les problèmes de distribution ne sont pas nouveaux. En avril 2026, des parlementaires avaient visité les installations d’Energie Electrique du Congo (E2C), à Mbouono, afin de s’imprégner sur les causes des coupures qui affectaient plusieurs quartiers de Brazzaville. Selon les explications fournies à cette occasion par le directeur général d’E2C, Jean Bruno Danga Adou, le poste de Mbouono ne fonctionnait alors qu’avec un seul transformateur en service. L’entreprise était également confrontée à la saturation des câbles et à la forte densité des quartiers périphériques. En mai, le collège syndical d’E2C avait lui aussi fait état de dysfonctionnements sur le réseau de transport et de distribution, notamment au niveau des postes de Mbouono, Djiri et Tsielampo . Il avait également évoqué la saturation de certains départs électriques présentés comme l’une des causes des pannes et des délestages récurrents.
De son côté, E2C indique travailler à la decongestion des postes surchargés et à l’augmentation de la capacité de certains transformateurs dans les quartiers de Brazzaville et de Pointe Noire, avec pour objectif de réduire les délestages.
Une amélioration durable est attendue.
Face à la répétition des coupures, les habitants de Brazzaville attendent une amélioration durable de la qualité de la fourniture d’électricité pour de nombreux ménages et opérateurs économiques, la régularité de l’alimentation électrique est devenue un enjeu essentiel. La modernisation et le renforcement du réseau de distribution, l’augmentation des capacités des postes de transformation ainsi que l’entretien des infrastructures apparaissent ainsi comme des priorités pour réduire les interruptions et améliorer la desserte de la capitale. En attendant des solutions durables, les coupures d’électricité demeurent une rude épreuve pour les Brazzavillois, dont le quotidien et les activités économiques restent fortement dépendant de la disponibilité du courant.
Patrimichel SAH
