La crise du carburant, observée à Brazzaville, notamment à la station-service Total du 9ᵉ arrondissement Djiri, plus précisément dans le quartier Nkombo, constitue une préoccupation majeure pour les usagers. Cette pénurie s’est manifestée par l’apparition de files d’attente interminables dans les stations-service Total de Nkombo.
Dès les premières heures de la journée, de nombreux véhicules se sont amassés dans les stations afin de s’approvisionner.
Comme dans d’autres quartiers de la capitale politique de la République du Congo, les chauffeurs de taxis, les conducteurs de bus et les particuliers se dirigent souvent vers les points de vente, faute de carburant disponible en quantité suffisante. À cet effet, cette situation provoque l’augmentation des tarifs de courses et la difficulté du transport dans la ville. Auparavant, une course coûtait 1000f pour des courtes distances et 1500f pour des distances étendues, en taxi. Aujourd’hui, à cause de la rareté du carburant sur le marché, les prix des courses ont augmenté.
À ce propos, les usagers vivent dans l’angoisse et constatent la pratique du <> et l’augmentation du prix de transport en commun, passé de 150 francs CFA à 200 francs CFA, en bus, selon les trajets. Une situation qui n’arrange pas des usagers, d’autant plus que dans les arrêts de bus, des foules de passagers inondent les lieux, tandis que dans les administrations, les retards se font visiblement remarquer. <>, a souligné Destin Massamba, usager. De ce fait, il estime que cette pénurie se justifie parce que la demande en carburant était devenue supérieure à l’offre disponible dans les stations-services.
Selon Monsieur Glad, pompiste à la station, les quantités livrées par la société chargée de l’approvisionnement ne suffisaient pas à satisfaire les besoins des consommateurs. L’insuffisance des livraisons a donc entraîné une rareté du carburant dans plusieurs points de vente de la ville. Néanmoins, malgré cette situation, le prix du carburant est resté inchangé dans les stations-services : le litre d’essence a continué à être vendu au prix conventionnel de 775 francs CFA et celui du gasoil à 625 francs CFA.
Toutefois, cette situation n’a pas été considérée comme une situation permanente. Plusieurs citoyens ont estimé qu’il s’agissait d’une difficulté passagère. Par conséquent, les usagers souhaitent que la production et l’approvisionnement en carburant soient renforcés tout en mettant une bonne planification afin d’alimenter l’ensemble des stations-services du pays. Une telle mesure va permettre aux autorités congolaises de répondre efficacement à la demande et d’éviter que cette situation ne se reproduise dans les différentes villes du Congo.
Lise Ganckang et
Daviston Okouo ( Stagiaires)





