La Maison Russe de Brazzaville, sous l’autorité de SITNIKOVA, chargée d’affaires, a vibré le vendredi 7 mai dernier, au rythme de la mémoire historique, à l’occasion de la célébration du 81e anniversaire de la victoire de la seconde Guerre mondiale. Une date majeure commémorée chaque 9 mai en Russie et dans plusieurs pays du monde.
Placée sous le signe du souvenir, de la paix et du dialogue interculturel, cette cérémonie a rassemblé diplomates, artistes, membres de la communauté russe et invités congolais, autour d’un programme riche en émotions, mêlant histoire, musique et échanges culturels.

Dans une ambiance solennelle et empreinte de respect, l’assistance a revisité l’une des pages les plus marquantes de l’histoire contemporaine à travers l’interprétation de chansons emblématiques du répertoire soviétique, véritables symboles de résistance et de mémoire collective. Un moment fort qui a permis de rendre hommage aux 27 millions de victimes soviétiques, tombées durant la Seconde Guerre mondiale.
À travers cette célébration, les organisateurs ont voulu rappeler le sacrifice du peuple soviétique dans ce que les Russes considèrent comme une guerre de libération contre le fascisme. Pour les participants, cet anniversaire constitue non seulement un devoir de mémoire, mais également une interpellation adressée aux générations actuelles sur la nécessité de préserver la vérité historique.
<<Nous gardons un souvenir précis de notre histoire et luttons sans relâche contre la falsification et la réécriture de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, y compris sur la scène internationale, notamment dans le cadre de l’ONU >>, a déclaré Sofia SITNIKOVA, chargée d’affaires de l’ambassade de Russie au Congo, insistant sur l’importance de transmettre cette mémoire aux générations futures.
La diplomate a également rappelé que l’ordre international d’après-guerre, notamment la création des Nations Unies, est né de la volonté de la communauté internationale de répondre aux atrocités commises par l’Allemagne nazie et le Japon militariste.
Pour sa part, Maria Fakhroudinova, directrice de la Maison Russe à Brazzaville, a placé l’événement sous le sceau de la paix, de la justice et du respect entre les peuples. Fidèle à sa mission de diplomatie culturelle, l’institution continue de promouvoir le dialogue entre les cultures et le rapprochement des générations.
Au-delà du devoir de mémoire, cette célébration a également ouvert la voie à de nouvelles perspectives de coopération culturelle et artistique entre la Russie et le Congo. Le musicien congolais Djoson Philosophe a salué cette dynamique de collaboration : <<Ce n’est pas pour rien que nous sommes ici. Nous avons toujours travaillé avec la Maison Russe, notamment lors d’événements culturels majeurs comme la célébration de la rumba. Aujourd’hui encore, nous échangeons avec les artistes russes afin d’envisager de nouvelles collaborations. >>
Commémorant la signature à Berlin du second acte de capitulation de l’Allemagne nazie, le 8 mai 1945, cette journée, officiellement instituée en 1965 dans l’espace soviétique, demeure un symbole fort de résistance et de victoire contre la barbarie.

Entre émotion, symbolisme et fraternité, la célébration organisée à Brazzaville a tenu toutes ses promesses, confirmant que le devoir de mémoire reste un puissant vecteur de paix et de rapprochement entre les peuples.
Durnel Ondelebea





