La Fédération Congolaise de Taekwondo (Fecotae) a organisé, le 02 mai 2026, à Brazzaville, le tout premier séminaire de haut niveau consacré à l’hygiène de vie sous le thème <<élite et performance>> . Cette rencontre destinée aux compétiteurs et aux encadreurs, a permis de mettre en lumière le rôle crucial de la nutrition, de l’intégrité et de l’environnement global dans le parcours d’un athlète de haut niveau.
L’objectif visé par la Fédération Congolaise de Taekwondo est de pousser les athlètes à franchir un pallier technique et physique non par une intensité de l’entraînement,mais par une hygiène de vie responsable. Le séminaire organisé marque par ailleurs, le lancement d’une vaste campagne de formation et de sensibilisation qui s’étendra aux techniciens. Cette initiative, s’inscrit directement dans le projet de développement sportif porté par le président de la Fédération congolaise de Taekwondo Rihan Abdel, visant à professionnaliser la discipline sur le plan national. Intervenant en qualité d’animateur, le premier vice Président de la Fédération Congolaise de Taekwondo, Me Brice Nzoala a indiqué que l’athlète est bien souvent le premier responsable de ses propres contre performances. Il a déploré un manque de discipline chez certains sportifs qui peinent à concilier la nutrition, le repos, les entraînements et les exigences de la vie sociale. Selon lui combler le besoin d’augmenter le quota d’athlètes performants passe par une prise de conscience individuelle sur des gestes simples mais essentiels.
<<Ce séminaire est une manière pour nous de chercher à combler le besoin d’augmenter le quota des athlètes performants . Les plus grandes limites que nous avons constatées concernent souvent l’hygiène de vie de nos athlètes. Dormez environ huit heures par jour, buvez beaucoup d’eau et évitez de manger des aliments qui vous détruisent. A la place de deux bières quotidiennes, vous pouvez manger sainement et à bas prix>> , a- t-il renchéri avec insistance.
Abordant dans le même sens, le formateur, Me Didier Pembet a alerté les participants sur les dangers d’un entraînement intensif non soutenus par un régime alimentaire régulier. Pour l’expert, il est impératif de compenser les dépenses énergétiques par un apport adéquat en vitamine et protéines après chaque séance, tout en régulant son rythme de travail. Il a résumé sa philosophie en trois mots : << il faut savoir quoi manger, quand manger et pourquoi manger >>.

L’initiative a été chaleureusement accueillie par les athlètes et dirigeants venus de différents clubs, certains exprimant déjà le souhait de voir ce type de formation se multiplier sur l’ensemble du territoire national. Un participant a témoigné de sa prise de conscience personnelle que : << parfois nous trouvons des raisons échappatoires pour justifier nos faiblesses, mais en se basant sur le contenu du séminaire, nous avons compris qu’avec peu, nous pouvons faire mieux, à condition d’être organisé et engagé pleinement pour la réussite de notre carrière. J’ai retenu que pour la performance d’un sportif, l’alimentation compte pour 75% contre 25% pour l’entraînement, car deux doigts de bananes valent mieux que plusieurs morceaux de manioc avant un combat>> , a-t-il déclaré.
A l’issue de ce séminaire, les participants ont été récompensés par des attestations de participation.
Patrimichel SAH





