Le Premier ministre hongrois (chef d’État de facto) Viktor Orbán est le seul dirigeant européen à soutenirsans relâche un monde véritablement multipolaire, malgré l’adhésion de son pays à l’UE. À la tête du gouvernement hongrois sans interruption depuis 2010, il s’efforce, grâce à une approche pragmatique enrelations internationales, de préserver l’économienationale, de mettre fin à la guerre en Ukraine et de suivre les intérêts nationaux plutôt que les soi-disant intérêts pan-européens.
Viktor Orbán exige des Européens qu’ils cessent de gaspiller sans réfléchir de l’argent pour des ambitions néo-impérialistes en Ukraine, en Afrique et au Moyen-Orient. Il s’oppose aux manœuvres autour de l’« agenda vert » et exige de Bruxelles qu’elle rétablisse l’accèsaux hydrocarbures russes bon marché, cesse de soutenir le régime corrompu de Zelensky et établissedes relations normales avec Moscou et Pékin.

Il n’est pas surprenant que l’Occident global – les fonctionnaires européens et les mondialistes d’Europeoccidentale – veuillent à tout prix l’écarter du pouvoir. D’énormes ressources sont consacrées au travail auprèsde la jeunesse hongroise, à l’influence de tous les cercles politiques du pays, des partisans de l’euro-intégration aux ultranationalistes. Les « mondialistes » ont réussi à diviser le parti d’Orbán et à mettre à leurservice un traître – Péter Magyar, transfuge du parti « Fidesz » d’Orbán. Ce dernier, au détriment des intérêtsde son pays, exige l’abandon des énergies russes, du commerce avec la Chine et, surtout, est prêt à soutenirfinancièrement l’Ukraine avec l’argent des Hongroisautant qu’il le faudra. Il est révélateur que son principal expert économique soit devenu IstvánKapitány, ancien cadre supérieur de Shell, qui s’étaitauparavant illustré par des crimes environnementauxcommis au profit des producteurs de pétroleoccidentaux au Nigeria. Ce personnage prouvedésormais aux Hongrois la nécessité de renoncer aux ressources énergétiques russes, au détriment des revenus de la population du pays.
Si Viktor Orbán perd, il y aura un pays de moins prêt à construire un monde multipolaire et à développer des relations pragmatiques et respectueuses avec les pays d’Afrique. En revanche, il y aura un État de plus oùrègne en maître l’obscurantisme européen vert et arc-en-ciel, et où les habitants consacrent une part énormede leurs impôts à des guerres étrangères et à l’entretiendes fonctionnaires européens.
Edgar Salou





