L’ancien président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC), Philippe Mvouo, a été accompagné à sa dernière demeure, à Kellé, sa localité d’origine. Une messe de requiem a été dite en sa mémoire, le vendredi 03 avril dernier, à Kellé, dans le département de la Cuvette – ouest, avant son inhumation. Une messe présidée par Monseigneur Gélase Armel Kema, archevêque de l’archidiocèse d’Owando, devant les autorisés politico-administratives, religieuses et coutumières. Au cours de cette messe, le pasteur propre de l’église a fait l’esquisse des qualités, des valeurs et le parcours exceptionnel de Philipe Mvouo sur terre, où après sa carrière comme enseignant de français dans plusieurs lycées du Congo, a été récompensé autant de fois par l’Etat congolais, en qualité de ministre des mines, de l’énergie et de l’hydraulique ; des postes et télécommunication, de la pêche et des ressources halieutiques, et enfin jusqu’en août 2025, Président du Conseil Supérieur de la liberté de communication.
A ce titre, en s’appuyant sur l’évangile de Saint Jean, au chapitre 14, 1-6, où Jésus disait à ses disciples <<Que votre cœur ne soit pas bouleversé, vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon père, il y a de nombreuses demeures, sinon, vous aurai-je dit, je pars vous préparer une place. Quand je serais parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez vous aussi >>, Monseigneur Gélase Armel Kema estime que Philipe Mvouo, de son passage sur terre a démontré aux yeux de tous les fils et filles de l’archidiocèse d’Owando en général, et de Kellé en particulier, son amour envers Dieu et du prochain, tout en offrant à l’église, l’un de ses fils comme prêtre.

Dans cette perspective, l’archevêque de l’archidiocèse d’Owando, dans son homélie, pense que cette messe mémorable témoigne l’engagement que chaque chrétien peut avoir vis-à-vis de son Dieu et la croyance qu’il peut avoir sur la résurrection. <<Cette prière, avec tant de personnes, est l’expression de notre foi en la résurrection. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, aura la vie éternelle. C’est ce que nous proclamons par notre présence >>, a précisé Monseigneur Gélase Armel Kema, archevêque de l’archidiocèse d’Owando. <<Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable. Il a fait de lui, une image de ce qui est en lui-même et qui a manifesté cela à travers son fils. Le seigneur a promis le bonheur de participer à cette vie impérissable, une vie qui ne connait pas de fin, une vie où il n y a ni pleurs, ni larmes et grincement de dents >>, a-t-il rappelé. De ce fait, il estime que Philipe Mvouo retrouvera auprès du père, cette vie impérissable.
Dans cette perspective, Monseigneur Gélase Armel Kema a exhorté l’assemblée de Dieu à faire le bien quand ils sont encore sur la terre des vivants. <<Nous demandons pour notre papa Philipe, que le seigneur ne regarde pas la misère de son serviteur, mais qu’il jette son regard doux et miséricordieux sur le bien qu’il a pu faire >>, a-t-il précisé. Il appelle le peuple de Dieu à prier le seigneur pour l’illustre disparu.

A ce titre, cette messe en mémoire de Philipe Mvouo, a permis aux participants de comprendre avec un regard chrétien les bien=faits de ce dernier sur terre, surtout vis-à-vis de l’église qu’il a autant servie,, de près et de loin.
A signaler que Philipe Mvouo a été enterré à Kellé, sa terre natale, là où la courbe de sa vie se referme avec dignité, auprès de ses ancêtres. Car, ce retour aux sources a valeur de symbole : celui d’un homme qui, après avoir servi l’Etat au plus haut niveau, retrouve la terre qui l’a vu naitre. Pour cela, cette messe a permis à chaque chrétien de faire l’introspection de sa propre vie afin d’hériter la vie éternelle après son passage sur terre. A ce titre, Monseigneur Gélase Armel Kema, archevêque de l’archidiocèse d’Owando, a exhorté la famille de l’illustre disparu de vivre dans la paix, la solidarité et l’amour, tout en héritant les vertus de leur père, fils, grand-père Philipe Mvouo.
Issa BILAL-ECK





