Face à la prolifération de cosmétiques chimiques souvent inadaptés aux peaux africaines, une jeune entrepreneure congolaise fait le pari du naturel. À travers EDEN Cosmétique, Balbouth Loussakou Angely Gred développe une gamme de produits biologiques inspirés des richesses végétales et destinés à protéger la peau et l’intimité des femmes.
Dans un marché dominé par des produits importés, parfois agressifs pour la peau, une nouvelle voix tente de se faire entendre. Celle de Balbouth Loussakou Angely Gred, une jeune entrepreneure congolaise qui a choisi de miser sur les vertus de la nature pour proposer une alternative plus saine aux consommatrices.
À travers sa marque EDEN Cosmétique, lancée officiellement en octobre 2025, la fondatrice développe une gamme de produits biologiques conçus à partir d’ingrédients naturels soigneusement sélectionnés. << Beaucoup de femmes souffrent aujourd’hui de problèmes cutanés et intimes, causés par des cosmétiques chimiques, souvent inadaptés au climat africain >>, explique-t-elle.
Savons artisanaux à base de moringa et d’écorce de neem, gels douche gommants associant miel, savon noir et neem : la marque puise largement dans les ressources naturelles reconnues pour leurs propriétés thérapeutiques. La gamme de soins corporels comprend également des laits corporels formulés à partir d’hibiscus, de bave d’escargot et de gel d’aloe vera. À cela s’ajoutent des baumes nourrissants au beurre de mangue et de karité, réputés pour leurs vertus hydratantes et réparatrices.
Parmi les produits phares de la marque figurent les serviettes hygiéniques et protège-slips enrichis en anions. Conçus pour respecter l’équilibre naturel de la flore féminine, ces produits rencontrent un intérêt croissant auprès des consommatrices.
Au-delà des soins du corps, EDEN Cosmétique élargit également son champ d’action à l’entretien écologique de la maison. L’entreprise propose ainsi des produits ménagers respectueux de l’environnement, notamment des nettoyants pour sols et toilettes, du liquide vaisselle, de la lessive et des produits multi-usages.
Derrière cette initiative se trouve un parcours de formation. Pendant trois ans, la jeune entrepreneure s’est spécialisée en Turquie dans le domaine de la cosmétique biologique. De retour au Congo, elle décide de mettre ses connaissances en pratique en lançant sa propre marque, financée entièrement sur fonds personnels. << Nous n’avons reçu aucune aide extérieure. Tout a été réalisé avec nos propres moyens. La production reste artisanale et évolue progressivement au rythme des ventes et du réinvestissement >>, confie-t-elle.
.. . Le défi du <<Made in Congo>>
. …. Dans un contexte où les produits importés dominent largement les étals, EDEN Cosmétique tente progressivement de se faire une place. La clientèle, majoritairement congolaise, s’est d’abord constituée grâce au bouche-à-oreille avant de s’élargir à certains marchés et boutiques locales. La fondatrice porte également une ambition plus large : contribuer au développement d’une production locale dans le domaine de la cosmétique.
Elle souhaite notamment normaliser ses produits afin de garantir des formulations testées et certifiées. Selon elle, la production locale, notamment des serviettes hygiéniques, pourrait non seulement améliorer l’accès à ces produits essentiels, mais aussi favoriser la création d’emplois.
Enfin, derrière EDEN Cosmétique, se dessine ainsi bien plus qu’une entreprise. L’initiative incarne la volonté d’une jeune Congolaise de promouvoir une beauté plus naturelle, tout en valorisant les ressources locales et l’économie nationale.
Annette Kouamba Matondo





