Les parties prenantes à la gestion forestière de la ville de Pointe Noire ont été édifiées sur la Broader Market Recognition Coalition (BMRC), un nouvel outil de promotion de la gestion durable des forêts.
Après Brazzaville et Ouesso, dans le département de la Sangha, la Coordination de la Broader market Recognition Coalition en sigle BMRC ( Coalition des pays producteurs de bois tropicaux pour une reconnaissance élargie (BMRC Congo) a mis le cap sur Pointe Noire, la ville océane, où elle a organisé, le 27 février 2026, un atelier de sensibilisation des parties prenantes à la gestion forestière (administrations publiques, entreprises forestières, communautés locales et ONG).
Une occasion mise à profit par la Coordination BMRC Congo composée des représentants des administrations publiques, du secteur privé et de la société civile d’éclairer la lanterne des participants sur les objectifs de la BMRC, ses mécanismes et ses avantages dans la promotion des produits forestiers durables.
Évoquant la genèse de ce processus, Armel TSIBA NGOLO, Secrétaire par intérim de la BMRC Congo a indiqué que « cette initiative a été lancée à la suite de la 26ème Conférence des Nations Unies sur le climat (COP 26) à Charm el-Cheikh, en Egypte. Et c’est Rosalie MATONDO, Ministre congolais de l’économie forestière qui a fait la présentation de la déclaration commune des premiers pays membres de la coalisation en septembre 2022 ».
« La BMRC rassemble tous les pays et parties prenantes souhaitant améliorer leur gouvernance forestière au niveau national. Et sa mission est d’encourager le développement et la mise en œuvre de systèmes forestiers nationaux robustes. L’adhésion à cette coalition est volontaire à cette initiative œuvrant pour la reconnaissance globale des systèmes nationaux de gestion durable des forêts tropicales » a expliqué le Secrétaire par intérim de la BMRC.
Au nombre des avantages qu’offre la BMRC aux pays membres Armel TSIBA NGOLO a cité la visibilité et le positionnement à l’international. Quant à son fonctionnement, la BMRC s’appuie sur le leadership national et l’apprentissage partagé.
Un autre point ayant cristallisé l’attention des parties prenantes, c’est le projet du plan d’action dans le processus BMRC issu des travaux réalisés lors des ateliers de Brazzaville et Ouesso par présenté Alain Bertin TIOTSOP, représentant le secteur privé au sein de la coordination BMRC.
Des interventions qui ont suscité des réactions de la part de certaines parties prenantes qui ont voulu en savoir davantage sur, entre autres, si la BMRC se confond avec l’Accord de Partenariat Volontaire (APV) sur l’application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux (FLEGT) signé entre la République du Congo et l’Union européenne de même que sur la manière dont la BMRC entend s’y prendre pour démontrer la robustesse des systèmes nationaux de gestion durable des forêts ainsi que sur sa reconnaissance au niveau international .
Des préoccupations auxquelles la coordination BMRC a apporté des clarications.
« La BMRC ne se confond pas avec l’APV-FLEGT. La BMRC se base sur les systèmes nationaux de gestion durable développés par chaque pays membres et en font la promotion. La BMRC va mettre en place un certain nombre de critères basés sur l’existant mais améliorés en fonction de demandes du marché. Elle va au-delà de l’APV-FLEGT » a précisé le Secrétaire par intérim de la BMRC Congo.
Répondant sur la façon dont la BMRC va s’employer pour prouver la robustesse des systèmes nationaux de gestion durable des forêts, Alain Bertin TIOTSOP a indiqué que cette robustesse se démontrera par le renforcement de nos lois ainsi que leur application. Toutefois, la BMRC demeure encore un outil en développement, un processus multi acteurs dont les contribuions de tous les acteurs la composant sont déterminant pour sa consolidation.
A ce jour, six pays sont membres de la BMRC. Il s’agit de l’Indonésie, le Ghana, la République du Congo, le Cameroun, le Libéria et le Guyana.
Bienvenu LOUZOLO





