Les travaux de la session inaugurale du Conseil national de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) se sont achevés, le 24 janvier à Brazzaville, par le lancement effectif des nouvelles instances dirigeantes du parti, issues du dernier congrès. Le président du Conseil national, Pascal Tsaty Mabiala qui a patronné ces assises, s’est satisfait de la forte mobilisation des conseillers nationaux et des structures du parti de l’ensemble des coordinations nationales.
… .. … ………. …. Dans son allocution de clôture, Pascal TSATY MABIALA a salué l’engouement, le dynamisme et la qualité des débats qui ont marqué ces deux journées de travaux, qualifiées de véritables marathons politiques << Cette participation massive confère une légitimité pleine et entière aux nouvelles instances issues du congrès. Elle constitue un démenti formel aux accusations d’illégitimité dont le parti fait l’objet >>, a-t-il déclaré. Le chef de l’UPADS a, en outre, rappelé que le point névralgique de cette session a été la question du financement du parti. Les ressources financières, a-t-il insisté, sont indispensables au fonctionnement et à l’animation du parti à tous les niveaux, notamment national, intermédiaire et à la base. À ce sujet, les membres du Conseil national ont adopté, avec amendements, la délibération portant le régime des cotisations statutaires des membres de l’UPADS. Ce dispositif vise à garantir un financement régulier, transparent et autonome du parti. Le Conseil national a également approuvé le programme d’activités du secrétariat national ainsi que le budget du parti pour l’exercice 2026. Ces documents stratégiques visent à préparer les élections législatives et locales de 2027, afin de renforcer la visibilité et l’ancrage local du parti. Par ailleurs, l’Upads s’est prononcée sur son refus de participer à l’élection présidentielle de mars 2026. Sur cette question, Pascal Tsaty Mabiala a levé toute ambiguïté.
Selon le chef de l’UPADS, la décision de ne pas présenter de candidat ne constitue ni une fuite du débat démocratique ni un renoncement à la compétition électorale. Car, les conditions minimales d’une élection crédible ne sont pas réunies. A cet effet, il a relevé quelques griefs tels que l’absence de liberté et de diversité d’opinion, le manque d’indépendance de la justice, la non-neutralité de la force publique, le refus d’introduire la biométrie électorale, l’absence de plafonnement des dépenses de campagne et l’inexistence d’une commission électorale réellement indépendante.Au regard des engagements non tenus par le gouvernement, l’UPADS a donc décidé de ne pas participer au scrutin. Toutefois, elle se réserve le droit de donner, le moment opportun, une consigne claire à ses militants.Ainsi, le chef du parti a réaffirmé que cette position s’inscrivait dans une démarche d’ouverture et de responsabilité nationale. Aussi, a-t-il rappelé, l ’UPADS, appelle à un dialogue inclusif et propose, avec les autres forces de l’opposition.
Orland Alain M’badinga.
