Les 61èmes Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement, un rendez-vous majeur de la finance et du développement en Afrique, se sont ouvertes officiellement le 25 mai à Kintélé, au Centre international de conférences, devant un panel de Chefs d’État dont les pays sont membres de la BAD. A l’ouverture de ces travaux, le Président de la République du Congo, Denis SASSOU-N’GUESSO, a appelé les États africains et leurs partenaires à repenser les mécanismes de financement du développement pour répondre efficacement aux défis contemporains du continent.
Dans son allocution d’ouverture, le Chef de l’État congolais a d’abord exprimé la fierté de son pays d’accueillir cette rencontre continentale de premier plan, saluant la présence des Chefs d’État, des représentants d’institutions internationales, du secteur privé et de la société civile réunis au Congo autour des enjeux économiques majeurs de l’Afrique.
<< Le Congo s’honore d’abriter les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement >>, a déclaré Denis SASSOU – N’GUESSO, avant de remercier le Groupe de la Banque africaine de développement pour le choix porté sur le Congo, comme pays hôte de cette édition 2026.
Le Président congolais a également adressé ses encouragements au nouveau président de la BAD, Sidi Ould Tah, en formulant le souhait que son mandat permette de consolider les acquis de l’institution et de renforcer sa capacité à mobiliser davantage de ressources au service du développement africain.
Au centre de son discours figurait le thème des Assemblées : << Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté >>, que Denis SASSOU – N’GUESSO a présenté comme une urgence stratégique pour le continent.
Selon lui, les défis du développement africain nécessitent aujourd’hui des réponses plus ambitieuses et cohérentes, face à des besoins croissants dans des secteurs essentiels tels que les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, le numérique, la santé, l’éducation et l’emploi.
Le Chef de l’État a plaidé pour un changement de paradigme, fondé non seulement sur une augmentation des ressources disponibles, mais surtout sur une meilleure allocation des financements vers des projets structurants à fort impact social et économique.
<< La question du financement est indissociable à celle de la responsabilité >>, a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de développer des marchés financiers plus solides, de renforcer les institutions régionales et de promouvoir des mécanismes innovants, comme les financements mixtes et les outils de partage des risques.
Rendant hommage à la Banque africaine de développement, Denis SASSOU – N’GUESSO a rappelé son rôle historique dans l’accompagnement des États africains à travers des investissements dans les infrastructures, l’accès à l’énergie, la sécurité alimentaire, l’intégration régionale et le développement du secteur privé.
<<La BAD est bien plus qu’une institution financière ; elle est un symbole de solidarité africaine et un levier de transformation du continent >>, a-t-il affirmé.
Évoquant la coopération entre le Congo et la BAD, le Président a mis en avant les nombreux projets réalisés dans son pays grâce à ce partenariat, tout en rappelant les réformes engagées par Brazzaville pour améliorer la gouvernance publique et accélérer la diversification économique.
Dans cette dynamique, il a présenté la Vision Congo 2063 comme la feuille de route stratégique destinée à bâtir une économie plus moderne, diversifiée et compétitive, au service des générations futures.
En conclusion, Denis SASSOU – N’GUESSO a invité les participants à faire de ces Assemblées annuelles un cadre de décisions concrètes et d’engagements forts en faveur d’une Afrique <<plus résiliente, plus intégrée et plus prospère >>.
Par cette déclaration solennelle, le Président congolais a officiellement donné le coup d’envoi des Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement, réaffirmant l’ambition d’une Afrique capable de financer elle-même son avenir.
Mwana Eboro
