Dans un exercice devenu presque un rituel, au début de chaque année, la ministre de l’économie forestière, Rosalie MATONDO, a renseigné ses administrés sur les priorités du ministère en 2026. C’était au cours de la réunion d’orientations tenue, le 22 janvier 2026, à Brazzaville.
C’est dans un climat empreint de solennité que Rosalie MATONDO s’est adressée à ses collaborateurs au cours de cette journée visant à faire le bilan des activités réalisées l’année écoulée et à évoquer les perspectives pour l’année 2026.
D’entrée de jeu, la ministre de l’Économie forestière a appelé les cadres et agents de son département ministériel « à prendre, tout au long de l’année 2026, la mesure des enjeux du moment pour donner, suivant leurs domaines de compétences et de responsabilités respectives, le meilleur d’eux-mêmes dans l’accomplissement de leurs tâches avec rigueur, méthode et abnégation ». Elle n’a pas manqué de souligner les résultats en demi-teinte accomplis en 2025 au cours de laquelle les activités ont connu un taux de réalisation de seulement 40 %. « Nous n’avons pas pu réaliser 60 % des activités de 2025 non pas par faute de moyens, mais par faute d’engagement et de professionnalisme », a indiqué la ministre.
Et rappelant la place combien cruciale que représente le secteur forestier dans l’économie nationale ainsi que sa contribution au Produit Intérieur Brut (PIB), et en se référant aux orientations données, par le chef de l’Etat, lors de la réunion du conseil des ministres en fin d’année 2025, insistant à mettre sans délai les mesures devant permettre de garantir, sécuriser et augmenter les ressources de l’Etat, notamment à travers la digitalisation des régies financières et les services, mais également de maximiser un certain nombre de recettes potentielles prévues dans la loi de finance 2026 au nombre desquelles les recettes forestières, Rosalie MATONDO a fixé son auditoire sur les actions à mener pour répondre aux directives du président de la République.
Ainsi, a précisé la ministre de l’Économie forestière, « il nous revient en premier ressort de concentrer nos efforts, nos compétences et nos ressources dans la mise en œuvre des actions prioritaires suivantes : la mise en service définitive du Système informatisé de vérification de la légalité (SIVL), le déploiement d’une campagne corsée de recouvrement des arriérés des taxes et autres dus des sociétés forestières, l’implémentation à tout prix du partage de production de grumes ainsi que la préparation du lancement en 2027 au niveau national et international de la Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement dans le cadre de la gestion durable des forêts. S’ajoutent la participation du ministère à la première édition de la foire agricole du Congo dont le lancement est prévu le 5 février 2026 et le suivi rigoureux et permanent des programmes et projets. »
Hormis ces activités ‘’phares », la totalité des orientations de l’année 2025 ont été reconduites, au nombre desquelles on peut, entre autres, noter : la finalisation de la mercuriale et du catalogue des produits forestiers non ligneux (PFNL), le parachèvement des plans d’aménagement des unités forestières, la sécurisation des massifs forestiers plantés et l’établissement d’un tableau synoptique des concessions attendant ou désireuses d’avoir la certification.
Et pour réussir ce pari, Rosalie MATONDO a souligné la nécessité « d’élaborer dans les plus brefs délais les plans de travail annuels budgétisés (PTAB) de notre département ministériel dans lesquels ressortiront clairement les objectifs à atteindre, les activités à mener, les cibles, les résultats attendus, les délais de réalisation, les produits, les indicateurs clairs de mesure de performance et autres ».
L’atteinte de ces orientations ne pouvant se faire sans le respect de l’éthique et de la déontologie professionnelle, la ministre de l’économie forestière a déclaré ne pas tolérer « le retard au travail, l’absentéisme, la paresse, la lenteur dans le traitement des dossiers, l’attentisme, les pratiques de faux et usage de faux, la léthargie, les indiscrétions, le non-respect de la confidentialité et le manque de professionnalisme ».
Tradition oblige, elle a formulé, à l’issue de cette rencontre, à l’endroit des cadres et agents de son département ministériel, les vœux de bonne santé, de paix durable, de plein succès et de prospérité pour cette année 2026 tout en les invitant à faire preuve de courage, d’engagement et d’abnégation.
Bienvenu LOUZOLO.





