Les travaux de la session inaugurale du Conseil national de l’Union Panafricaine pour la Démocratie sociale(UPADS) ont été ouverts, le vendredi 23 janvier 2026 dernier, dans la salle Pascal LISSOUBA, au siège du parti, à Brazzaville, par Pascal TSATY MABIALA, le Chef de ce parti de l’opposition. Une session dans un contexte particulier, marqué par la tenue dans moins de deux mois maintenant (le 15 mars), de l’élection présidentielle pour laquelle l’Union Panafricaine pour la Démocratie sociale n’a pas encore dit si elle présentera un candidat ou non. Un point crucial bien en place à l’ordre du jour, à côté de bien d’autres révélant de la routine fonctionnelle d’un parti : installation des instances issues du 2ème congrès ordinaire de novembre 2025, validation du budget et adoption des calendriers d’actions dites <<claires >>.
Cette session inaugurale du Conseil national a beau être celui de la mise à exécution de la feuille de route << ambitieuse >>, adoptée lors du deuxième Congrès ordinaire, la traduction logique et nécessaire des décisions du congrès en transformant les résolutions en engagements opérationnels et actions concrètes, mais elle est aussi , et peut-être , surtout attendue sur le dossier de la candidature ou non de l’UPADS à l’élection présidentielle. Le président du Conseil national du parti , Pascal TSATY MABIALA, s’est exprimé sur la question dans son discours d’ouverture des travaux .
Des incertitudes quant à une candidature de l’UPADS à la présidentielle persistent encore alors que le décret de déclaration de candidature vient d’être publié.
C’est ce que des analystes mettent en évidence après lecture entre les lignes des propos du président du Conseil national et Chef du parti. De l’ambiguïté et de la prudence comparable à celle d’un homme marchant sur les œufs. Ne pas céder à la pression (sans en indiquer l’origine), décider en fonction des réalités du terrain, ne pas s’adonner à des comparaisons, ce sont en effet les mots clés, employés par Pascal TSATY MABIALA , s’exprimant sur cette question, à raison, très attendue par les militants de l’UPADS .

<< S’agissant du débat non abouti de la participation ou non de l’UPADS à la prochaine élection présidentielle dont le premier tour vient d’être annoncé pour le 15 mars prochain, il ne s’agira plus de discourir autour de la question, mais de décider en toute responsabilité et sagesse, en fonction des réalités du terrain. Quoiqu’il en soit, notre décision librement arrêtée, le sera dans l’intérêt du parti, de ses militants et de son avenir. Nous ne devons donc ni céder à la pression, ni procéder aux comparaisons qui tirent leur conviction souvent sur des bases erronées >>, s’est-il exprimé.
La session va par ailleurs se consacrer à la mise en application des résolutions du congrès comme l’a indiqué Pascal TATSY MABIALA. Le congrès a amendé et adopté les textes fondamentaux du parti , élu le conseil national et son président, de même qu’il a pris acte de la nomination du secrétaire général du parti . Il s’agit donc de << Sceller dans le marbre ce que nous avons consacré comme principes d’organisation et de fonctionnement de notre parti. Conformément aux statuts et règlement intérieur, le conseil national avait amorcé la procédure d’élection du bureau politique grâce aux quotas attribués aux coordinations. Celles-ci avaient d’ailleurs proposé les camarades qui ont intégré cette instance prestigieuse, proposition dont la version définitive sera actée au cours de la présente session>>, a-t-il souligné.
Il est à noter que la présente session va aussi poursuivre la mise en place des instances dirigeantes que le congrès n’avait pas assurée. Il s’agit de la commission nationale de contrôle, d’évaluation et d’éthique, du secrétariat national et du comité d’honneur, a-t-on appris.
Le financement du parti a également été évoqué. Il est inscrit aux débats par le chef du parti. Pour lui, le parti doit avant tout compter sur ses modèles de financement endogènes. L’incapacité du parti à s’autofinancer est un plomb dans l’aile de celui-ci, a martelé l’autorité de l’UPADS : << J’attache du prix aux régimes des cotisations ordinaires et extraordinaires des membres de l’UPADS. Le talon d’Achille de notre parti demeure son incapacité à s’autofinancer en vue de maximiser les résultats. Ne pas vouloir sortir de cette dépendance de l’Etat signifie que nous nous condamnons à l’immobilisme et, en conséquence, nous hypothéquons notre avenir >>, a déclaré le Chef du parti. .
Rodrigue NGANGA





