– Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre des
Affaires foncières et du domaine public,
chargé des relations avec le Parlement ;
– Vénérables Sénateurs et chers Collègues ;
– Très chers collaborateurs ;
– Mesdames, Messieurs.
Dans quelques instants, je veux dire dans quelques minutes nous allons nous séparer
pour des vacances qui sanctionnent deux
mois et dix jours d’une session ordinaire,
budgétaire.
L’intervalle entre la session ordinaire budgétaire, qui s’achève aujourd’hui et la
session ordinaire administrative qui s’ouvre le 1er février, est, par tradition, une période fort mouvementée, avec la célébration des fêtes de Noël et du nouvel an.
Ne nous laissant pas submerger par l’ambiance générale des fêtes, nous devrons vivre cette séquence en faisant suffisamment preuve de retenue et de responsabilité car les temps présents exigent que soient développées ces vertus.
En ce moment précis où se ferment les
rideaux sur notre session, je me dois de
vous dire, Vénérables Sénateurs et chers
Collègues, très chers collaborateurs, qu’en
dépit d’une pressante nécessaire astreinte
à la résilience citoyenne, et armés de
l’ambition commune pour le Congo, nous
avons ensemble toutes les raisons de nous
réjouir d’être parvenus, de façon très
concluante, au vote du budget 2026.
De même, nous imposant l’effort de transcender les multiples et troublantes questions sans réponses auxquelles nous
sommes confrontés au quotidien, nous avons, avec sérénité et sens de responsabilité, traité l’essentiel des dossiers soumis à notre examen.
Je vous présente Vénérables Sénateurs et très chers collaborateurs très sincèrement nos vives félicitations !
– Monsieur le Ministre d’Etat ;
– Vénérables Sénateurs e t chers Collègues ;
– Très chers collaborateurs ;
– Mesdames, Messieurs.
Les temps présents susmentionnés sont
marqués, au niveau international, par le
renforcement des tendances droitières
dans les pays les plus industrialisés ; ce
qu’aggrave le durcissement des politiques
migratoires et commerciales particulièrement
austères. On voit certaines puissances se
replier sur elles-mêmes en se barricadant
contre les ressortissants du tiers-monde
désormais très clairement stigmatisés.
La tension ascendante entre les Etats-Unis et le Venezuela mérite de retenir l’attention de la communauté internationale quand on sait que les points chauds auparavant existants en Europe, au Moyen Orient et en Afrique ont de la peine à rétablir l’accalmie malgré les multiples initiatives de médiation d u Président TRUMP.
Le marchandage manifeste de l’aide au développement de certaines puissances mondiales en échange de l’élection dans
des pays ciblés, de candidats prédéterminés par la puissance donatrice est une atteinte grave à l’éthique publique internationale. Cette ingéniosité pratique porte en elle les germes d’une ingérence insupportable pour les peuples libres. Une telle approche des relations entre Etats est incontestablement un recul intolérable de la démocratie.
Notons, en outre, le développement du penchant de certains contributeurs, grandes puissances du monde, à se désengager de leurs charges internationales.
Ainsi, les organisations du système des
Nations Unies, partenaires actifs dans
l’amortissement des crises humanitaires
secouant bien des pays, surtout ceux en
voie de développement, sont aujourd’hui
presque asphyxiées. Il faut alors, que des
Etats comme les nôtres, au budget très
contraignant, inscrivent désormais une ligne
d’appui à ces partenaires. N’est-on pas ici
en droit de se poser la question de savoir où
va le monde ?
– Monsieur le Ministre d’Etat;
– Vénérables Sénateurs et chers Collègues ;
– Très chers collaborateurs;
– Mesdames, Messieurs.
Il est à souligner qu’en dépit d’une mobilisation maximale de l’opinion internationale sur la question environnementale, des dépressions climatiques et des dérèglements continuent de faire déferler leur lot de conséquences sur l’humanité. Le réchauffement excessif, les inondations très meurtrières, les glissements de terrain à un rythme de plus en plus accru alimentent abondamment l’actualité en convergeant vers la seule conclusion qui fasse l’unanimité des gouvernements.
C’est, à n’en point douter, l’incapacité, à ce jour, de notre génie collectif à nous protéger efficacement des effets conjugués des désastres climatiques, a fortiori pour les pays les moins avancés, qui ne disposent pas des ressources nécessaires pour sécuriser leurs populations.
L’Indonésie, le Shri-Lanka, en Asie du Sud-est et le Maroc en Afrique, à titre illustratif, ont été très récemment le théâtre de sinistres écologiques hautement dévastateurs, ayant occasionné plusieurs centaines de morts et disparus, et des milliers de déplacés sans abri.
Le monde se trouve ainsi dans l’obligation
de gérer de nombreux sinistrés qui
végetent dans des conditions d’une
indignité sociale incompatible avec nos
aspirations modernes de confort, d’avancées
technologiques et de développement humain. A
chaque fois, la déferlante climatique nous
fait l a démonstration de notre ancrage
dérisoire dans l’espace vital que nous
avons orgueilleusement construit.
Ces théâtres calamiteux nous renvoient au
pragmatisme de la COP 30 (la Conférence
des Nations Unies sur le climat) du 06 au
21 novembre qui s’est tenue à Belém au Brésil, où le leitmotiv combattant du
pollueur/payeur n’aura autant gagné en
force et en légitimité.
Les assises de Belém furent la tribune
judicieusement exploitée par le Chef de
l’Etat Denis SASSOU-N’GUESSO auréolé de
l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement initiée par l e Président Denis SASSOU-N’GUESSO, pour porter le message de champion de la lutte en faveur de la préservation de l’environnement basé dans le bassin du Congo. Il faut ici et à raison saluer l’effort exceptionnel déployé par notre Chef d’Etat pour la préservation de l’environnement.
– Monsieur le Ministre d’Etat;
– Vénérables Sénateurs et chers Collègues ;
– Très chers collaborateurs ;
– Mesdames, Messieurs.
Un des moments forts de la session qui
s’achève, moment qui s’insérera dans
notre registre mémoriel comme repère
historique indélébile c’est le 67ème
anniversaire de la République et
l’importante adresse du Chef de l’Etat au
Parlement réuni en Congrès.
L’on se souviendra que le 28 novembre
2025, le Président Denis SASSOU-N’GUESSO,
réaffirmant sa résolution à tenir l e Congo
sur la voie du développement en vue du
bien-être de tous, a proclamé, avec clarté
et fermeté, son intransigeance face aux
phénomènes émergeants dont l’effet
désastreux sur la société est de troubler la
quiétude en semant l’insécurité.
Dans l’action actuelle enclenchée contre le
grand banditisme, l Denis SASSOU-N’GUESSO
se dit « intraitable » d’autant plus que
l’histoire mouvementée de notre
République depuis sa source, le 28
novembre 1958, met en évidence le
caractère profondément accidenté de
notre parcours.
Le rappel historique fait, avec la précision
et la rigueur d’un témoin et acteur avisé,
établit nettement que jusqu’a un passé
relativement récent, notre cheminement
portait le sceau de l’instabilité, des
secousses et de l’insécurité.
– Monsieur l e Ministre d’Etat;
– Vénérables Sénateurs et chers Collègues ;
– Très chers collaborateurs ;
– Mesdames, Messieurs.
L’enseignement à tirer de cette évocation
est que la stabilité et la paix dont jouit le
Congo à partir des années 2000 sont une
précieuse conquête que nous devons à l’investissement personnel du Président
Denis SASSOU-N’GUESSO. A ce propos, je
soulignais à l’ouverture de cette session que
les congolais, en reconnaissance de l’implication exceptionnelle de l’Homme
pour la paix, L’ont baptisé « APÔTRE de la Paix».
La paix, u n acquis de haute lutte, est
inaliénable et le Président n’entend point
qu’elle soit troublée.
Il est ainsi clair que le chantier, qui s’ouvre
partir de la date du 28 novembre et dont le rythme s’accéléra après l a présidentielle 2026, sera le chantier du raffermissement de la lutte
contre le grand banditisme.
Avec le peuple, le Sénat salue et soutient l’opération en cours, comme il encourage la Force Publique à exceller par l’action afin que vive, pour toujours, la paix au Congo.
– Monsieur le Ministre d’Etat;
– Vénérables Sénateurs et chers Collègues ;
– Très chers collaborateurs;
– Mesdames, Messieurs.
En s’employant à promouvoir la paix, le
Président de la République tient à réunir les conditions de développement d’une Nation qu’il entend, dans un premier temps, porter à l’émergence.
La route du développement c’est absolument celle de la discipline, de la rigueur, pour tout dire celle de la lutte systématique contre les habitudes, les comportements et les pratiques qui favorisent l’évasion des recettes de l’Etat comme ils spolient les biens publics.
Le chantier ouvert, pour compter du 28 novembre dernier et dont le rythme s’accéléra, sans doute à l’issue de l’élection présidentielle prochaine, est donc celui de la radicalisation du combat contre les antivaleurs tant et si bien qu’il est impératif de créer un environnement propice à l’essor économique de notre pays.
Après des appels incessants à l’assainissement de notre espace social, après des dénonciations insistantes des antivaleurs, le moment est donc venu de sévir face aux désastres causés par
certaines indélicatesses.
Dans la rigueur et l e dévouement, allons au progrès social et au mieux vivre ensemble.
– Monsieur le Ministre d’Etat;
– Vénérables Sénateurs e t chers Collègues ;
– Très chers collaborateurs ;
– Mesdames, Messieurs.
Economiquement fort et stable, assumant
sans faille ses missions régaliennes, le Congo élèvera, avec plus d’assurance, sa voix sur la scène internationale. La diplomatie congolaise, telle que portée efficacement avec un rare doigté par le Chef de l’Etat, est ainsi appelée à rivaliser d’ardeur, de vitalité et d’ingéniosité afin de solidement soutenir la posture de médiateur international reconnue au Président Denis SASSOU-N’GUESSO.
Ici, la diplomatie parlementaire doit raviver son activisme et venir efficacement en appui à celle menée par l’Exécutif pour que partout la voix du Congo pèse de tout son poids et que le Congo soit perçu par tous comme une destination attrayante qui rassure.
– Vénérables Sénateurs et chers Collègues ;
– Très chers collaborateurs ;
A quelques mois d’une élection capitale, l’élection à la magistrature suprême, je voudrais vous reformuler ma foi en notre pays et dans les Institutions qui le dirigent. Les Sénateurs que nous sommes, assumant notre fonction de Modérateur et de Conseil de la Nation, avons la sagesse de ne pas nous prêter au langage excessif des extrêmes.
Nous avons la mission d’expliquer au peuple d’où nous venons, sous la très haute conduite du Président de la République en indiquant la trajectoire tracée pour notre avenir.
L’élection présidentielle 2026 qui va se tenir dans près de 3 mois doit être pour tous un rendez-vous congolaises et congolais de la démocratie qui consolide la
paix e t donne la mesure de la maturité des uns et des autres.
La journée parlementaire organisée hier,
dédiée à la présentation par le Premier
ministre, Chef du gouvernement de l’ouvrage : « En toute transparence 2021- 2026, le bilan du quinquennat » nous a fixé sur l’itinéraire parcouru par le Congo pendant les cinq dernières années. Nous saisissons et je l’ai dit hier par cet ouvrage, que le quinquennat qui s’achève a été celui des défis majeurs mais aussi des réponses courageuses. Je renouvelle ici le vœu que nous Sénateurs et collaborateurs, nous nous élevions au dessus de nos inclinassions partisanes, portions au peuple avec responsabilité et sincérité, sans zèle ni
aigreur, le message de la vérité et de l’espoir
en un Congo fermement placé sur la trajectoire de la paix, de la stabilité et du développement durable.
– Vénérables Sénateurs et chers Collègues ;
– Très chers collaborateurs ;
– Mesdames, Messieurs.
A l’orée des fêtes de Noël et de Nouvel
An, j e vous souhaite à tous d e joyeuses
fêtes e t des vacances bien méritées.
Bien entendu, ce souhait vise aussi
monsieur l e ministre d’Etat qui est notre
parlementaire de tout temps.
Je déclare clos les travaux de la yème
session ordinaire budgétaire du Sénat – 4ème
législature
– Vive le Sénat !
– Vive la Démocratie !
– Vive la République !
Je vous remercie.





