Dans le but d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur les questions brûlantes de l’actualité nationale, Anatole Collinet Makosso, premier ministre, chef du gouvernement, a tenu le 20 décembre dernier, à Brazzaville, devant un parterre des journalistes de la presse nationale et internationale, une conférence de presse au cours de laquelle il s’est livré à l’exercice qui a consisté à défendre le bilan du président de la République Denis SASSOU NGUESSO. .. . . . .. Le premier ministre a défendu, d’une part le projet de société << Ensemble, poursuivons la marche >> et ses réalisations, sur la base duquel le peuple congolais avait prêté sa confiance à Denis SASSOU-N’GUESSO, président de la République du Congo, il y a cinq ans, et, d’autre part, il a donné aux journalistes présents à cette grand-messe médiatique, des réponses, suite aux questions posées par ces derniers. S’appuyant sur un ouvrage de 53 pages, édité en Italie, préfacé de Denis SASSOU-N’GUESSO, Anatole Collinet Makosso a fait l’esquisse du bilan du quinquennat 2021-2025, structuré en trois pôles de gouvernance, à savoir, la gouvernance institutionnelle et systémique, la gouvernance économique et financière attractive et, enfin, la gouvernance sociale et solidaire.
A ce titre, concernant la situation macroéconomique du pays, Anatole Collinet Makosso n’a pas hésité d’apporter la lumière aux hommes et femmes des médias en ces termes : << Si la situation macroéconomique du pays s’est stabilisée, elle ne lui a en revanche pas encore tout à fait permis de dégager l’espace budgétaire nécessaire pour relancer, comme il se devrait, l’investissement public et assurer pleinement la dépense sociale >>, a cité Anatole Collinet Makosso, premier ministre, chef du gouvernement. De ce fait, en s’appuyant sur le livre précité, préfacé de Denis SASSOU –N’GUESSO, Anatole Collinet Makosso a estimé que la poursuite des reformes déjà enclenchées, devrait permettre au Congo de dégager les fonds nécessaires pour financer son développement et assurer le bien-être de sa population.
À ce propos, concernant les grèves à répétition dans certaines institutions sur l’ensemble du territoire du Congo, le Premier ministre pense que cela fait partie de la nature des relations sociales dans tous les pays. <<Les travailleurs se battent chaque jour pour l’amélioration de leurs conditions de vie, c’est un droit qui leur est reconnu. Toutefois, qu’ils constatent que leurs conditions de vie ne se sont pas améliorées, ils s’expriment par les moyens de la grève >>, a souligné Anatole Collinet Makosso, premier ministre, chef du gouvernement. << Depuis 2014, le Congo traverse une situation très difficile, avec un endettement lourd. On aurait pu faire comme à l’époque et on pensait qu’on avait un pacte social qui devait amener les forces syndicales et le gouvernement à privilégier toujours le dialogue, à faire preuve de patience jusqu’à ce que nous puissions sortir de cette impasse >>, a-t-il insisté. Il pense que le problème qui fait déclencher la grève n’est pas la mauvaise foi des autorités, mais le fait d’une difficulté que le gouvernement arrive à surmonter, mais difficilement.
Dans cette perspective, sur le problème d’électricité à Brazzaville, le premier ministre admet l’indignation de la population, et reconnait que la situation est difficile avec les délestages. Il estime qu’on peut avoir raison que rien ne marche. <<Parce que là où l’énergie ne marche pas, bien entendu on peut conclure que rien ne marche >>, a-t-il expliqué. Pour illustrer son argumentaire, Anatole Collinet Makosso a invité les journalistes à penser à d’autres localités qui n’ont ni l’eau et ni électricité et qui n’auront pas, selon lui, la même conception que les Brazzavillois sur l’électricité.
Dans cet ouvrage préfacé de Denis SASSOU-N’GUESSO, Anatole Collinet Makosso pense qu’après plusieurs tentatives infructueuses en 1986, 1994, 2004, 2008 et 2019, la République du Congo a officiellement conclu, en mars 2025, son premier programme économique et financier soutenu par la facilité élargie de crédit accordée par le Fonds monétaire international en janvier 2022. Ainsi, malgré la démonstration des insuffisances, faite par les journalistes sur les réalités socio-économiques des Congolais, Anatole Collinet Makosso estime que le bilan du quinquennat du Président Denis SASSOU-N’GUESSO est toujours positif.
A signaler que cette quinzaine du gouvernement a été inédite, car il y a eu, non seulement les journalistes de la République du Congo comme d’habitude, mais elle a inclus ceux de la RDC, et le ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement s’est fait modérateur de la cérémonie au lieu que ce soit lui, comme à l’accoutumée qui réponde aux questions des journalistes. Enfin de compte, il s’agissait d’une conférence de presse bilancielle et toutes les réponses données aux journalistes au cours de cette rencontre par le premier ministre ont été puisées dans l’ouvrage précité. Un ouvrage consacré au bilan quinquennal du président Denis SASSOU- N’GUESSO.
Issa BILAL-ECKY





