Les membres de la commission nationale consultative du travail se sont réunis en session ordinaire, dans le but d’améliorer les conditions du travail en République du Congo. Ils ont tenu, le 12 décembre dernier, à Brazzaville, une session ordinaire. Cette cérémonie a été organisée sous le patronage du ministre d’État, de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, Firmin Ayessa, représenté par le ministre d’État, du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, Claude Alphonse Nsilou.

Cette session ordinaire a permis aux membres de la Commission nationale consultative du travail et aux experts en la matière de donner leur avis et de participer à l’examen de l’avant-projet de loi portant code du travail de la République du Congo, en intégrant les commentaires techniques du Bureau International du Travail (BIT). Cette session vise aussi à prendre en compte les problèmes rencontrés dans l’application de la règlementation actuelle ainsi que les pratiques nationales en matière du travail. <<Aujourd’hui, nous sommes appelés à franchir un grand pas, puisqu’il s’agit pour nous de donner notre avis sur le texte fondamental, qui structure les relations de travail et les obligations réciproques des employeurs et des travailleurs, dans un monde du travail en constante mutation >>, a souligné Claude Alphonse Nsilou, ministre d’État, du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation.
A ce titre, le présent code du travail definit les relations de travail entre les travailleurs et les employeurs, résultant des contrats de travail de toute nature conclus pour être exécuté sur le territoire de la République du Congo. De ce fait, ce code s’applique aussi aux apprentis et à tout autre personne liée à l’entreprise, en vue d’acquérir une qualification ou une expérience professionnelle. << Avec la présente session de la commission nationale consultative du travail, il est donc arrivé le moment de couronner tous les efforts entrepris jusqu’ici, afin de doter notre pays d’un code du travail à la hauteur de ses ambitions sur les plans économique et sociale >>, a expliqué Claude Alphonse Nsilou, ministre d’État, du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation. <<En 2023, par exemple, notre pays a ratifié plusieurs conventions internationales du travail que nous avons également, grâce à l’appui technique de l’Organisation internationale du travail, veillé à intégrer dans la législation nationale. Vous y avez tous contribué, il y a un an, presque jour pour jour >>, a-t-il rappelé.
A signaler que le 18 juillet 2024, la même commission s’était réunie afin de donner son avis sur deux importants avant-projets d’actes administratifs qui sont entrés en vigueur au début de l’année 2025. Il s’agit de la loi nᵒ 48-2024 du 30 décembre 2024 fixant l’âge d’admission à la retraite des travailleurs relevant du Code du travail et du décret 2024-2757 du 20 novembre 2024 fixant le salaire minimum interprofessionnel garanti. A ce titre, il est important de souligner que d’autres évolutions et innovations ont été prises en charge dans le corps de cet avant-projet de loi portant Code du travail.
Issa BILAL-ECKY





