Tenue le 21 novembre 2025 dernier à Impact Arena, Pak Kret en Thailande, la 74ème édition de Miss Univers 2025, a été marquée par une victoire symbolique, mais aussi par une tension inattendue. Si la couronne est revenue à Fàtima Bosch Fernàndez, représentante du Mexique, c’est la candidate ivoirienne, Olivia Yacé, qui a retenu l’attention du public africain… et soulevé une vague de frustration sur le continent.
Les forces de la gagnante
La nouvelle Miss Univers, face à 122 candidates, a su convaincre par son éloquence, sa prestance, et sa résilience dans une compétition où l’intelligence émotionnelle comptait autant que la beauté physique. En pleine tempête médiatique après des propos rabaissants venus d’un membre du jury sud-coréen — qui aurait publiquement humilié la candidate mexicaine — elle a su transformer cette attaque en levier de solidarité mondiale. L’opinion internationale, choquée par cet incident, lui a offert un appui massif, accentuant sa montée dans les votes. La gagnante succède à Danoise, Victoria Kjaer Theilvig, élue Miss Univers 2024, le 16 novembre 2024 à Mexico, au Mexique.
Le cas Olivia Yacé : la perfection sans récompense ?

Du côté africain, la déception est grande. Olivia Yacé, Miss Côte d’Ivoire, était l’une des grandes favorites. Charisme, démarche, beauté, discours solide… elle incarnait l’excellence africaine dans toute sa splendeur . Pourtant, elle n’a pas décroché la couronne. Pour beaucoup, c’est un goût amer d’injustice, renforcé par l’idée que les dés étaient pipés dès le départ, ou que les critères d’évaluation ont manqué de cohérence.
Une victoire, des blessures
Si la gagnante mérite sa couronne, le contexte de sa victoire laisse des traces. La fracture est là : l’Afrique se sent trahie, non par la gagnante, mais par un système qui semble favoriser l’émotion autour du scandale plutôt que la performance pure. Le monde célèbre une reine, mais le continent africain pleure une étoile qu’on n’a pas laissé briller au sommet.
Divine Anaëlle Makezolele





