Le rituel a eu lieu le lundi 24 novembre 2025 dernier, dans la salle des audiences de la cour d’appel de Dolisie, sous le patronage de Jean Roger MOUKILA, président de la cour d’appel de Dolisie en présence de Micheline NGUESSIMI, préfète du département du NIARI.

Au total, plus de cinquante dossiers ou affaires seront traités et jugés, à caractère criminel avéré : assassinat, vol qualifié, viol, coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, association de malfaiteurs, extorsion, consommation de chanvre indien, assassinat et extorsion.
À l’ouverture des assises et dans son discours, le procureur général près la cour d’appel de Dolisie, MIKALA Vladimir, a peint le décor dans lequel s’ouvrait cette session criminelle qui, il faut le rappeler, a lieu tous les trois mois.
Un décor des temps traversés par d’ impitoyables guerres de civilisation où l’apologie des bas instincts des hommes, la frange du vice, la cruauté humanitaire, l’appât du gain, la peinture complaisante de nos platitudes sociales, l’indomptable insatiabilité des hommes, et en un mot, la négation systèmatique de l’âme et de l’intelligence, sont devenus autant des <<maha mantra>> de la Psyché humaine et du quotidien des hommes, l’aspiration à la justice sociale, seule condition de paix véritable, d’harmonie et de bonheur de tous, sans laquelle l’existence, mieux la vie en société serait vouée à un véritable cataclysme social, voire un chao total, est devenu, depuis fort longtemps, le leitmotiv de notre motivation obsessionnelle, une quête perpétuelle, un idéal de vie pour toutes les formes de société.

C’est sur ces entrefaites que sous la très haute impulsion de son excellence Monsieur le Président de la République, chef de l’État, Denis SASSOU NGUESSO, des orientations ont été clairement libellées à l’effet de mettre hors d’état de nuire une fois de plus, les tenants de la criminalité désolante, lâche, barbare, dits << bébés noirs>> qui depuis bien longtemps, secouent nos villes et nos rues. Car sans la paix, aucun progrès véritable n’est possible.
Aussi aux magistrats dans leur ensemble, collaborateurs du barreau, huissier, greffier et autres collaborateurs, un appel a été lancé, celui d’un seul idéal, l’idéal de justice qui doit constituer l’unique motivation obsessionnelle. Car, la justice s’éprouve non seulement dans la tension qui sépare l’injuste du juste, mais aussi dans l’acte par lequel on rend la justice.
De l’ouverture, s’en est suivie l’audience solennelle de prestation de serment, des jurés tirés au sort. Dix au total dont six jurés de jugement ( titulaires) et quatre suppléants, jurés qui ont été instruits sur les obligations liées à l’exercice de leur fonction puis installés.
Après quoi, le président a levé l’audience.
Edgard MAZILA.




