Nous vous livrons les derniers reportages réalisés par nos reporters, peu avant leur retour au pays, contenus dans cette fenêtre que nous avons ouverte pour vous, en vue de vous faire découvrir cette Grande Nation qui s’est totalement ouverte à l’Afrique, comme on ne vous l’avait jamais conté. Ici, vous avez une autre particularité de la Chine. Pékin mise sur le vélo pour combattre la pollution urbaine
À Pékin, la lutte contre la pollution passe aussi par le retour en force du vélo. Malgré l’essor fulgurant des voitures en Chine, les deux-roues connaissent une nouvelle popularité, visible dans chaque quartier de la capitale où ils se multiplient à grande vitesse.
Partout en ville, adultes et jeunes enfourchent quotidiennement ces vélos ou motos électriques. Des pistes spécialement aménagées leur sont réservées, permettant une circulation fluide et sécurisée. En plus des vélos personnels, l’État a déployé un vaste réseau de vélos en libre-service, accessibles via une application mobile qui permet de se déplacer facilement d’un point à un autre.

Ce système, pratique et rapide, réduit non seulement les embouteillages mais limite aussi les retards, particulièrement chez les élèves et les étudiants qui évitent ainsi les bouchons matinaux. Sans carburant, peu coûteux et simples à entretenir, les vélos s’imposent comme un moyen de transport écologique et efficace.
Dans une société chinoise en quête de solutions durables, le vélo s’affirme progressivement comme un pilier de la mobilité urbaine et un allié indispensable dans la lutte contre la pollution atmosphérique. Cette dynamique s’appuie sur un vaste parc de vélos : près de 800 000 deux-roues sont autorisés dans la zone urbaine centrale, répartis entre les principales plateformes de mobilité. Au total, Pékin fixe un plafond d’environ 1,9 million de vélos sur l’ensemble de son territoire, un record mondial.
Et pour encadrer cette expansion et maintenir un ordre urbain, la municipalité a mis en place un ensemble de mesures structurantes : chaque opérateur de vélos partagés se voit attribuer un nombre maximal de vélos à déployer afin d’éviter la saturation de l’espace public. De même plus de 4 000 zones sont aménagées à travers la ville, complétées par des <<clôtures électroniques>> qui empêchent le stationnement hors zone.
Quel impact pour le Congo-Brazzaville ?
L’expérience pékinoise offre des enseignements précieux pour le Congo-Brazzaville, où les grandes villes font face à des défis similaires : congestion routière, pollution, coûts de transport élevés et mobilité peu diversifiée.
Un réseau de vélos en libre-service contribuerait à réduire la pression sur les principaux axes routiers, aujourd’hui souvent saturés, notamment à Brazzaville et Pointe-Noire. Il permettra la diminution de la dépendance aux véhicules à moteur et réduirait les émissions de CO₂, puis, améliorerait progressivement la qualité de l’air, un enjeu croissant dans les centres urbains denses.
Le vélo offre une solution économique pour les étudiants, travailleurs, fonctionnaires et petits commerçants, particulièrement dans un contexte où le prix du carburant reste instable. En outre l’adoption du vélo encouragerait une culture de transport plus respectueuse de l’environnement, une prise de conscience écologique et des habitudes nouvelles dans les déplacements quotidiens.
En somme l’utilisation du vélo contribuerait à lutter contre la sédentarité, en favorisant une activité physique régulière et accessible à tous. Ce système moderne de transport en vélo projetterait une image dynamique de Brazzaville, en phase avec les métropoles africaines engagées dans des solutions de mobilité durable comme Kigali ou Dakar.
Annette Kouamba Matondo





