Dans le but de réorganiser la commission nationale congolaise pour l’UNESCO, la commission nationale congolaise a tenu, le mercredi 17 septembre dernier, à Brazzaville, une assemblée générale, sous le patronage de la ministre de l’enseignement supérieur, Edith Delphine Emmanuelle Adouki, dont l’objectif principal était de passer en revue l’état des relations entre la République du Congo et l’institution onusienne, dans plusieurs domaines parmi lesquels , l’éducation, la science, la culture, l’information et la communication. A cette occasion, les participants ont été invités à mettre en lumière les domaines transversaux, liés à la jeunesse et à la promotion de la femme. <<J’invite, par conséquent, les participants, à un travail de fond. Que ce soit dans le traitement des projets de résolution soumis aux Etats membres, ou dans les propositions à faire, en vue de l’amélioration de la gestion des différents programmes, organes, instituts ou réseaux de l’UNESCO, cette assemblée générale doit faire montre d’un grand savoir-faire et formuler des recommandations pertinentes, qui seront portées par nos délégués aux prochaines sessions du Conseil Exécutif et de la conférence générale >>, a souligné Pr. Bernard M’passi-Mabiala, Conseiller à l’enseignement supérieur, représentant la ministre de l’enseignement supérieur.
A ce titre, l’apport de l’UNESCO, à travers le bureau de Brazzaville, s’est illustré par des réalisations. <<En éducation, l’UNESCO, par le biais de Brazzaville, a accompagné le gouvernement par des actions de suivi de la mise en œuvre de l’ODD (Objectif de Développement Durable). Il appuie à la stratégie sectorielle de l’éducation en 2030, visant à renforcer la résilience, la qualité et l’éthique de notre système éducatif ; à la mise en œuvre du projet d’appui à la production et à la diffusion des ressources éducatives pour les élèves et les établissements du primaire et du secondaire en Afrique subsaharienne francophone ; la formation de 1600 enseignants bénévoles, dans la pratique de la classe en s’appropriant le programme d’études du primaire etc.>>, a rappelé Pr. Bernard M’passi-Mabiala, Conseiller à l’enseignement supérieur, représentant la ministre de l’enseignement supérieur.
Dans cette perspective, cette assemblée générale a assigné pour objectif, celui de préparer la participation de la République du Congo aux travaux de la prochaine session de la Conférence Générale de l’UNESCO. << Vous, membres des cabinets des ministères et cadres des domaines de compétence de l’UNESCO, animateurs des chaires et réseaux de l’UNESCO, animateurs des clubs et Associations de l’UNESCO, vous êtes, ne l’oubliez jamais, l’UNESCO nationale, telle que voulue par son Acte constitutif>>, a indiqué Gabriel Bokoumaka, secrétaire général de la commission nationale. <<La permanence administrative de cette famille, le Secrétariat Général de la commission nationale, peut se féliciter d’avoir, au cours du biennium 2024-2025, accompli des activités qui rendent visibles l’action de l’UNESCO, dans un contexte budgétaire difficile >>, a-t-il précisé.
A ce propos, cette assemblée générale offre aux participants une opportunité stratégique, celle de décerner les priorités nationales, de les aligner avec les engagements internationaux, et de veiller à ce qu’elles soient reflétées dans les futurs cycles programmatiques de l’UNESCO. <<La commission nationale congolaise pour l’UNESCO, en tant qu’interface stratégique entre le gouvernement et l’Organisation, constitue un véritable instrument de diplomatie œuvrant, d’une part, au rayonnement du Congo au sein de l’UNESCO et, d’autre part, à l’appropriation locale de ses idéaux >>, a défendu Brice Olivier Kamwa, représentant Fatimata Barry, Représentante de l’UNESCO au Congo. << En cette période charnière, notre mobilisation collective est plus que jamais nécessaire pour faire entendre la voix du Congo, partager ses expériences, et contribuer activement à la construction d’un avenir fondé sur la pax, la solidarité et le développement durable >>, a-t-il insisté.
A signaler que, la conférence Générale de l’UNESCO qui se tiendra cette année, à Samarcande, permettra à chaque Etat-membre de définir ses priorités, de suggestionner les orientations mondiales, et de renforcer sa visibilité diplomatique. A cet effet, la candidature de Firmin Edouard Matoko au poste du directeur général de l’UNESCO témoigne l’engagement du Congo à se positionner sur le plan international.
Issa BILAL-ECK





