La troisième édition du festival <<Mfu Mwanz>> a rassemblé un public nombreux et enthousiaste, malgré une organisation marquée par de sérieux problèmes techniques. Accueilli à l’espace culturel Obosso Arts Management du quartier Tie-Tié à Pointe-Noire, l’événement a révélé une nouvelle voix de la scène musical congolaise : Mwana ‘ ‘Bwala.
Comme souvent lors des manifestations culturelles en République du Congo, les coupures d’électricité ont perturbé le déroulement du festival. Le groupe électrogène prévu en renfort n’a pas tenu la durée. << La situation a été si contraignante que l’événement a dû être momentanément interrompu >>, a confié Rony Makosso, directeur artistique du festival, avant de promettre des mesures renforcées pour les prochaines éditions. Cependant, malgré ces aléas, les artistes ont su garder l’énergie du public, transformant les contraintes en moments de partage. C’est dans ce contexte que s’est imposée la révélation 2025 : Mwana ‘ Bwala.
Découvert lors de l’after de la deuxième édition à Madingou Nkayes, l’artiste chante en Vili et en Kituba. Sa musique à texte, poétique et engagée, puise son inspiration dans son environnement, ses coutumes et ses études en lettres. Portées par une plume singulière, ses chansons résonnent particulièrement auprès de la jeunesse, séduite par cette écriture profondément ancrée dans la culture Vili.
Conscients de son potentiel, les organisateurs du festival ont annoncé leur volonté de l’accompagner dans son ascension. << Nous allons faire de notre mieux pour l’aider à se faire connaître, au moins sur le plan national >>, a souligné le directeur artistique. Première étape : Mwan’ Bwala sera tête d’affiche de l’after de cette troisième édition, prévue les 21 et 22 décembre 2025 à Madingou Nkayes, la localité même où il a été découvert.
Pour l’équipe organisatrice, <<Mfu Mwanz>> demeure une plateforme de découverte et de promotion de talents, malgré des défis persistants : manque de financements, infrastructures limitées, et difficultés à soutenir des artistes qui s’éloignent des codes de la musique commerciale. « Nous voulons montrer que nos villages, et particulièrement Madingou Nkayes, regorgent de talents. A travers « Mfu Mwanz » et ses déclinaisons, ces artistes peuvent trouver une vraie visibilité « , insiste Rony Makosso, déjà mobilisé pour préparer une prochaine édition à la hauteur des attentes.
Annette Kouamba Matondo





