Les délégués des administrations publiques ont dix jours, à compter du 2 septembre 2025, pour transmettre leurs données aux administrateurs indépendants de l’ITIE, venus de Tunisie, car le rapport du Congo 2023 devra être finalisé en décembre prochain par eux, sur la base de la mouture a adopter. C’est une vraie course contre la montre pour les délégués des administrations publiques qui participaient le 2 septembre 2025 à Brazzaville à un atelier dédié au renforcement de leurs capacités sur les formulaires de déclaration ITIE. De nouveaux formulaires ont été adoptés, les agents doivent s’y accommoder dans l’élaboration du rapport 2023.
L’atelier, de manière spécifique, a mis l’accent sur l’explication du contenu et du format des formulaires de déclaration pour s’assurer une meilleure compréhension des formulaires de déclaration par les entités déclarantes des secteurs public et privé. Il y a des nouveautés introduites par la norme ITIE 2023 et les changements dans le modèle de déclaration, les instructions de remplissage et de transmission des données, l’harmonisation des pratiques de collecte, de traitement et de soumission des données financières et fiscales liées aux industries extractives, entre autres. Comme participants à l’atelier, les représentants de différentes administrations : finances publiques, douanes, impôts, hydrocarbures, mines, trésor, économie forestière, etc…
Florent Michel OKOKO, Secrétaire Exécutif du comité national ITIE Congo en ouvrant les travaux s’est montré direct vis-à-vis des participants, en leur rappelant l’importance du rapport attendu : << Les conclusions et recommandations de ce rapport sont lues au plus haut niveau de l’Etat. C’est la base de plusieurs réformes . La loi sur la transparence de la gouvernance publique est une des conséquences directes des rapports ITIE (…) La collecte des données est donc pour nous essentielle (…) il est essentiel que nos administrations comprennent ce qui se passe >>.
Ce rapport, est une exigence, a insisté par ailleurs Florent Michel OKOKO. Il faut l’avoir. <<Les conséquences de la non validation du Congo, il vaut mieux ne pas y penser. Il est préférable de réussir cette opération, et c’est vous qui avez le devoir de réussir cette opération >>, a-t-il dit.Pour sa part, Karim LOURIMI, un des administrateurs indépendants de l’ITIE , animateur de l’atelier, a insisté sur le fait que les normes ITIE ne sont pas statiques : <<Les normes ITIE évoluent au fil du temps, il y a toujours des changements, (…) cette nouvelle norme ajoute beaucoup d’exigences et ouvre le périmètre de la transparence à des domaines tels que l’environnement, la mobilisation des recettes, la lutte contre la corruption. Toutes ces thématiques, au-delà du paiement des recettes extractives, entrent dans le champ de l’ITIE, d’où l’importance de ce rapport qui bénéficie d’une valeur ajoutée >>.
Il est à noter qu’un atelier du même registre a été programmé pour la ville de Pointe noire, le 04 septembre 2025 au profit de 53 participants, parmi lesquels, les représentants des sociétés extractives et forestières opérant en République du Congo, du secrétariat permanent de l’ITIE.
Ces ateliers ont été organisés grâce à l’appui logistique et financier du PAGIR, le programme <<accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pur un fonctionnement durable des services >>. En fin de compte, cet atelier, permettra aux agents des administrations publiques et à ceux des entreprises extractives et forestières de s’approprier pleinement les outils de collecte des données, dans le but de produire un rapport ITIE 2023, conformément aux standards internationaux.
Par Rodrigue NGANGA





