Le président du Sénat, Pierre Ngolo, a présidé, le11 août 2025, le débat d’orientation budgétaire. Cette séance a permis aux sénateurs d’échanger avec le gouvernement sur les orientations budgétaires et les priorités à inscrire dans leprochain budget de l’Etat exercice 2026. Les sénateurs ont saisi cette occasion pour formuler quelques recommandations afin d’améliorer cecadre budgétaire. Le document a été présenté, en plénière, par le Premier ministre, Anatole CollinetMakosso.
Au cours de cette séance, le Premier ministre a dévoilé les hypothèses économiques définies dans le cadre budgétaire à moyen terme pour les troisprochaines années 2026 – 2028. Ce document a été élaboré dans un contexte macro-économique instable au niveau international. Il est caractérisé par des fortes tensions commerciales occasionnées par l’administration américaine et par un endettement très élevé au niveau national.
Pour le cadre budgétaire de l’année 2026, le gouvernement s’est fixé plusieurs objectifs en vue d’améliorer la gouvernance financière et assurer le bien -être des populations.
Ainsi, il envisage à améliorer l’espace budgétaire et à renforcer la mobilisation des ressources fiscales, de services, et la résilience de l’économie nationale face aux chocs endogènes. Le gouvernement compte aussi réduire le niveau de la dette publique par l’amélioration de la qualité et de l’efficacité de la dépense publique. De même, il ambitionne de stimuler la croissance économique afin de soutenir les couches vulnérables. Selon le premier ministre, les mesures qui seront prises pour atteindre cet objectif permettront d’atténuer la dette.
« La dette extérieure baisserait à une cadence annuelle de 2,6% sur la période. Elle s’établirait à 2976 milliards 600 millions en 2026, soit 31,2% du PIB, à 2921milliards 300 millions de francs CFA en 2027 soit 29,8% du PIB et à 2821 milliards 100 millions en 2028 soit 27,8% du PIB. De même, la dette intérieure régresserait à un rythme annuel moyen de 2, 3% ; elle se situerait, à 5600 milliards de francs CFA en 2026 », a-t-il précisé.
Toutefois, les sénateurs ont émis des préoccupations sur l’assainissement et le réalisme de certains programmes et actions. Ils ont, à cet effet, formulé quelques recommandations liées au traitement de la dette sociale, à l’interdiction des exonérations exceptionnelles et à la réduction du train de vie de l’État.
Les membres de la chambre haute du parlement ont, par ailleurs, recommandé à l’exécutif de poursuivre les réformes entreprises dans les régies financièrespour améliorer le climat des affaires afin d’attirer les investissements.
Au terme de la séance plénière le président du Sénat s’est réjoui des échanges sur le débat d’orientation budgétaire qui préparent déjà la prochaine session budgétaire du mois d’octobre prochain.
Par Flore Somboko.





