Des rythmes envoûtants, des réjouissances, des moments de découverte, d’échanges et de partage, la 12ème édition du festival panafricain de musique (Fespam) a tenu ses promesses.

Pendant une semaine, le public a vibré aux sonorités du Congo et d’ailleurs. Cette édition, riche en sons et en couleurs, a été close, le 26 juillet 2025, à Brazzaville, par le Président de la République Denis Sassou- N’guesso.Au cours de cette cérémonie de clôture, les artistes ont présenté un spectacle splendide des danses traditionnelles issues des terroirs du Congo, des sonorités envoutantes et des slams. Un mélange de genre qui a été savamment concocté par le chorégraphe Gervais Tomadiatunga. Le spectacle intitulé : »année de la jeunesse » a mis en lumière le talent de 250 jeunes congolais plein d’énergie, composé de percussionnistes, d’acrobates, de contorsionnistes et de danseurs.« Dans ce mélange pluridisciplinaire, il y avait un mélange de différents styles de danses. On était sur du panafricanisme. Au niveau de la danse, j’ai voulu mélanger les danses traditionnelles et celles venues d’ailleurs. Cela représente beaucoup de choses pour nous, un honneur en tant que fils du pays », a indiqué Gervais Tomadiatunga.De son côté, le Commissaire général du Fespam, Hugues Gervais Ondaye, s’est réjoui du déroulement des festivités en dépit du contexte économique difficile que traverse le Congo.« L’objectif était de maintenir la flamme. Nous avons eu une belle édition avec de très belles prestations et beaucoup plus une dimension scientifique appréciée par tous », a-t-il souligné.De même, le Pr Destiny Tchehouali, qui a lu le mot du festivalier, a salué le leadership du Président de la République, Denis Sassou- N’guesso, dans la promotion et la protection de la musique africaine.« Monsieur le Président, vos engagements successifs dans la sauvegarde de la Rumba congolaise jusqu’au maintien de ce Fespam, malgré les contraintes conjoncturelles, témoignent d’une vision rare, celle d’un Chef d’État qui lis l’avenir à travers la partition des arts. En effet, votre pays a accepté d’abriter, au nom de l’Afrique, le Fespam, que vous soutenez avec constance, est bien la preuve éclatante de votre vision de faire de la culture une force mobilisatrice, un catalyseur de créativité, un puissant levier de diplomatie culturelle et d’innovation au service du développement économique de votre pays et de l’ensemble du continent africain », a déclaré le Pr Destiny Tchehouali.
Le Professeur a, en outre, plaidé l’intégration des politiques culturelles dans toutes les innovations numériques. La culture est devenue un secteur à très haute valeur ajoutée. Selon l’UNESCO, les industries culturelles et créatives représentent plus de 3100 milliards de dollars par an, soit 3% du PIB mondial. Le secteur emploie plus de 30 millions de personnes à travers le monde dont plus de 50% sont des jeunes de moins de 30 ans. En Afrique, ces industries demeurent malheureusement sous exploitées. Elles constituent pourtant l’un des secteurs les plus prometteurs pour l’avenir et sur lequel les africains devraient miser comme l’on fait d’autres pays. « L’époque où nous vivons est traversée par de profondes mutations technologiques et pourtant, il faut dire avec clarté,le numérique n’est rien sans la culture », a -t-il renchéri.Cette soirée festive de la 12ème édition du Fespam s’est achevée avec l’entrée dans la salle du palais des congrès des 54 bannières des pays de l’Union Africaine (U A) et l’exécution de la Congolaise ainsi que de l’hymne de l’UA.
Par Flore Somboko



