Le boxeur congolais, ancien champion du monde de la catégorie lourds- légers, est décédé à Hong-Kong, le 06 juillet dernier, des suites d’un accident cardio vasculaire, à l’âge de 46 ans.
Né à Pointe Noire, dans le troisième arrondissement Tiè – Tiè au quartier Mboukou, ex quartier Mouyondzi, Bref Bresson Lefoumbou Ngoma, promu à un bel avenir dans la boxe, puisque son père fut aussi international de la discipline, puis entraineur et dirigeant de la fédération de boxe dans la ville Océane. Bref Bresson Lefoumbou Ngoma se distingue au sein de son club de boxe par son habileté, sa force de frappe et sa hargne de vaincre. Lors des compétitions départementales et nationales, ses uppercuts et ses directs faisaient toujours mouches. Des qualités qui lui valurent d’aller monnayer son talent à Johannesburg, en Afrique du Sud où il affuta de plus belle son talent. Après son séjour Sud Africain, Bref Bresson Lefoumbou Ngoma s’envole pour l’Asie où il deviendra, plus tard, champion du Monde. Le 26 avril 2012 à Hong-Kong, Bref Bresson Lefoumbou Ngoma écrit l’une des plus belles pages de l’histoire de la boxe congolaise, en devenant champion du monde de la catégorie UBO lourds- légers, au terme d’une victoire, au premier round, obtenue sur le thaïlandais, Tassanou. Les amoureux de la boxe et certains Congolais se sont mis à rêver d’un long règne du Congolais dans l’art. Malheureusement, c’était sans savoir l’indifférence, voire le mépris des dirigeants sportifs nationaux. Le manque de soutien, et le délaissement total par les autorités sportives du pays, cette victoire n’ a pas eu de répondant au pays. Malgré le manque de soutien sportif au niveau du pays, Bref Bresson Lefoumbou Ngoma a poursuivi sa carrière en Asie, en ne livrant que des combats de seconde zone, jusqu’à ce qu’il mit fin à sa carrière professionnelle pour devenir entraineur et instructeur en boxe . Un champion du monde congolais venait d’être plonger dans l’oubli,faute de soutien et de reconnaissance nationale. L’indifférence coupable des autorités sportives nationales ne peut être que condamnable. Alors, l’on ne peut que se poser la question de savoir pourquoi est-on dirigeant sportif dans ce pays, si l’on doit ignorer à ce point les héros sportifs nationaux ? On les verra, sans doute, aux funérailles, si la dépouille de l’illustre disparu est rapatriée, puisqu’ au Congo, on n’honore que des cadavres !!!
Patrimichel SAH





