Sauvé de justesse par le Conseil des Ministres du 15 juillet 2025, le Festival panafricain de musique (Fespam) se tient cette année, après un long moment de doute. Nombre de Congolais n’y croyaient plus. Heureusement, il a été officiellement déclaré ouvert par le Chef de l’Etat, Denis SASSOU N’GUESSO, et se tient du 19 au 26 juillet 2025, quoiqu’en format réduit, consécutif à la conjoncture économique que traverse le pays actuellement.
La traditionnelle conférence de presse qui précède son lancement officiel a eu lieu le 18 juillet, précisément à la Mairie centrale de Brazzaville, un jour avant ce grand rendez-vous, par le Commissaire général du Fespam, Hugues Gervais Ondaye, en présence des artistes musiciens, des Managers et chroniqueurs de musique.
Placé sous le thème « Musique et enjeux économiques en Afrique à l’ère du numérique », la 12eme édition du Fespam connaîtra une autre forme dans sa célébration, d’après certains éclairages apportés par le Commissaire général, relative à la conjoncture économique du moment. « La volonté des organisateurs et des autorités y est. Nous avons tout mis en œuvre pour qu’on réalise cette édition. Et je suis ici pour vous affirmer que cette édition aura lieu et dans les dates précisées dès le départ », a confirmé Hugues Gervais Ondaye.
Sur ce thème porteur, le Commissaire général a fait comprendre que l’économie mondiale est en train de se dématérialiser et que jadis, le créateur n’arrivait pas à vivre de son travail. À l’ère du numérique, si l’Afrique ne s’arrime pas à la réalité présente avec l’intelligence artificielle, tout risquera de se perdre. D’où, la mission du Fespam serait d’interroger cet écosystème culturel musical africain. A travers ce thème, il est question de revisiter l’écosystème et voir comment repositionner l’Afrique à travers les technologies de la communication. « C’est un thème profond, qui appelle non seulement les chercheurs, les marketteurs, les relationnistes, les banquiers, les économistes, à Brazzaville, pour s’interroger sur l’avenir de la musique africaine, à l’ère des nouvelles technologies », a-t-il fait comprendre.
En outre, pour cette 12e édition, trois sites sont retenus pour ce grand-messe musicale notamment le site de Mayanga, celui de Kintélé et celui du Palais des Congrès.
Sont au rendez-vous cette semaine festivalière, comme de coutume, le Symposium, le Masterclass, et les prestations scéniques. Cependant, le Marché musical africain (Musaf) n’aura pas lieu à cette édition comme tel, mais, plutôt en Masterclasse.
La cérémonie d’ouverture quant à elle, a eu lieu au Palais des Congrès, comme prévue, placée sous la très haute autorité du Président de la République, Denis Sassou N’guesso, Chef de l’État.
Par ailleurs, en ce qui concerne la sélection dans certains secteurs de ce festival, dont les appels à candidatures ont été lancés, il y a près de trois mois; pour cette édition, dans la catégorie Maîtres de cérémonie, six ont été retenus entre autres, trois hommes et trois femmes repartis en tranche d’âge qui, équitablement, varie entre jeunes et adultes.
Sur un millier de candidatures d’artistes musiciens, une centaine seulement a été retenue.
« A défaut de ce que l’on veut, on se contente de ce que l’on a », dit un adage populaire.
Que le Fespam demeure en dépit des circonstances! Et que la fête soit belle !
Bernadet GALEKO





