Tel a été l’objectif principal de l’atelier qui a réuni, le 26 juin dernier , à Brazzaville, les experts de la banque mondiale et les principaux acteurs de la politique de décentralisation au Congo. Les collectivités locales, a-t-on entendu des différentes interventions à cet atelier, sont un levier essentiel pour le développement d’un État. Seulement, celles-ci, dans leur fonctionnement, devraient être améliorées pour une gestion de qualité, en vue d’intégrer les préoccupations réelles des populations bénéficiaires. C’est dans cette perspective que la Banque Mondiale, en connivence avec le Ministère de l’intérieur et de la décentralisation, en concertation avec les services des collectivités locales, a tenu à organiser cet atelier sur la décentralisation et l’amélioration de la mobilisation des ressources locales.
Les acteurs majeurs de la décentralisation de Brazzaville et Pointe-Noire y ont massivement pris part, car des exposés qu’on y a développés ont évoqué des principes servant de gage d’un dynamisme croissant dans la politique de développement.
En effet, cet atelier vient à point nommé, faire le point sur une étude approfondie menée par la Banque Mondiale, en 2022, sur le processus de décentralisation en République du Congo, afin d’identifier les progrès, l’égout d’étranglement et les priorités. Et, une autre étude menée en 2023, sur les sources de revenus des collectivités locales, en mettant l’accent sur les villes de Brazzaville et Pointe-Noire.
« Cette étude a mis en lumière les défis auxquels la République du Congo est confrontée, notamment, en ce qui concerne l’organisation de la décentralisation administrative et fiscale. Elle a également fourni des recommandations pour améliorer la délivrance des services publics locaux, en particulier, en matière de gestion des finances publiques et de mobilisation des recettes fiscales locales », a fait savoir le représentant de la Banque Mondiale, Ousmane Bachir Deme. Et d’ajouter, « Elle vise à identifier les opportunités de réforme pour renforcer le système fiscal et accroître les ressources pour ces collectivités ».
Ainsi, l’objectif principal de cet atelier est la dynamisation et l’accroissement des ressources propres aux collectivités locales, via les deux villes ciblées, et le dimensionnement d’un plan de renforcement de capacités organisationnelles, humaines, financières et fiscales.
« Les ressources constituent le nerf de la guerre sans lesquelles il est impossible d’envisager la délivrance du service public, nécessaire à l’amélioration de la qualité de vie des citoyens », a évoqué le représentant de la Banque Mondiale.
En outre, Les résultats attendus de cet atelier sont les canevas de plan de réformes et de renforcement des capacités, afin d’améliorer la collecte de ses propres recettes et de renforcer la gestion financière en vue de créer ce cercle virtuel entre l’administration centrale, décentralisée et les citoyens.
« Nous savons en effet que le développement intégral et durable auquel le pays aspire, ne peut être atteint que par la synergie des actions de l’État et des collectivités locales », a déclaré Séraphin Ondélé, Directeur de cabinet du Ministre de l’intérieur et de la décentralisation.
Bernadet GALEKO




