Le chemin de l’installation des Comités de gestion des établissements scolaires publiques est désormais balisé. Les participants à l’atelier de réflexion organisé avec l’appui du Pagir par le ministère de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation du 12 au 14 juin 2025 a Kintélé ont en effet adopté tous les documents qui organisent ce programme de gestion inclusive des établissements scolaires.
Le chemin est balisé, pourrait-on dire. Les participants à l’atelier, préfets, présidents des conseils départementaux et municipaux, experts en éducation, directeurs départementaux du trésor public, directeurs départementaux de l’enseignement, entre autres, répartis dans six commissions de travail durant les travaux ont en effet amendés et adopté les documents élaborés par la commission préparatoire de l’atelier, avant leur adoption lors des plénières. Il s’agit des termes de références, la feuille de routes, le manuel de procédures administratives et financières, les projets de notes de services et d’arrêté.

Par ailleurs, les participants ont formulé des recommandations, consignées dans le communiqué des travaux. A l’endroit des pouvoirs publics, ils plaident pour le renforcement du cadre légal par la prise d’un arrête sur le suivi des COGES ; la nécessité d’assurer la transparence dans les transferts des fonds et prévoir des mécanismes de reddition des comptes ; le renforcement de la collaboration interministérielle en déterminant de façon claire, les rôles de chaque acteur dans la mise en place, le fonctionnement et le suivi des COGES. A l’endroit des COGES en cours de création, les participants recommandent la maitrise de leurs missions et de leurs responsabilités ; de fait de privilégier une communication permanente entre les organes.
Aussi, faut –il le souligner, lors des travaux plusieurs thèmes ont fait l’objet de communication. Entre autres, « Les conseils spécialisés pour le suivi pédagogiques et disciplinaire avec un accent particulier sur la structuration et l’organisation hiérarchique des établissements scolaires selon le modèle COGES » ; « le COGES, un organe de participation communautaire dans la gouvernance scolaire » ; « Rôles croisés du ministère de l’enseignement et du ministère de l’intérieur et de la décentralisation dans l’installation et la gestion des COGES » ; « Le partage d’expérience sur le comité de santé en sigle Cosa du centre de santé ».
Jean Luc MOUTHOU, le ministre de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, clôturant les travaux de cet atelier s’est félicité des résultats de celui-ci : « Il nous appartient désormais de traduire ces orientations en actions concrètes, en gardant à l’esprit que la réussite des COGES dépendra de leur bonne installation, de leur accompagnement dans la durée et de leur capacité à susciter l’adhésion des communautés éducatives ». Toutefois, un satisfecit sur fond de mise en garde : « Cet atelier s’achève, mais le travail ne vient que de commencer. Le chemin vers une gouvernance éducative participative responsable et performante exige des efforts continus. Il nous revient collectivement de veiller à la mise en œuvre de la feuille de route adoptée, de suivre les engagements pris et d’instaurer un véritable pilotage basée sur les résultats ».





