Dans le but d’éclairer l’opinion nationale sur les activités gouvernementales et sur les questions brûlantes de l’actualité nationale, les ministres de la communication et des médias, Porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla et Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, de l’enseignement technique et professionnel, ont tenu, le 05 juin dernier, au siège du ministère de la communication et des Médias, à Brazzaville, devant un parterre des journalistes, une conférence de presse.
Comme à la coutumée, Thierry Lézin Moungalla et son collègue Ghislain Thierry Maguessa Ebomé ont donné, aux scripteurs de la presse, des réponses, suite aux questions posées par ces derniers. Concernant le discours émis par les ministères en charge de l’enseignement sur des élèves animés par la volonté de vouloir passer deux baccalauréats, général et technique, la même année, le ministre de l’enseignement technique et professionnel a éclairé la lanterne des Congolais en général et en particulier celle des professionnels des médias, présents sur les lieux. A cet effet, Ghislain Thierry Maguessa Ebomé a expliqué que cette décision est le résultat d’un constat et d’une analyse consciencieuse: « Nous sommes au gouvernement, il y a 4 ans déjà. Cette année, nous organisons la cinquième campagne des examens d’État. A chaque examen, nous analysons à la fois les résultats et les comportements des différents acteurs, et particulièrement des élèves », a-t-il souligné. « En ce qui concerne l’enseignement technique et professionnel, il m’est arrivé au premier baccalauréat, de constater qu’au lycée agricole de Makoua, série R1 uniquement, mais j’ai eu des candidats libres des série G. Ce qui ne se justifie pas, le centre de Makoua est réservé au BAC agricole. A un autre BAC, à Oyo, six salles de classe, trois salles de classe remplies uniquement des candidats libres alors que dans les trois autres il y avait les candidats libres et les candidats officiels », a-t-il expliqué. « Le même constat à Kinkala, je parle du BAC 2023, l’analyse des comportements pour les inscriptions au Baccalauréat nous a donné les caractéristiques suivantes : Première chose, nous avons constaté qu’il y a les candidats officiels au BAC général et au BAC technique. Ce qui nous pose un réel problème, puisque le candidat officiel est celui qui est toujours à l’école, depuis octobre jusqu’en juin. Curieusement, il est candidat aux deux Baccalauréats, on se pose la question comment se fait-il que ce candidat soit le même jour dans une salle de classe en train de suivre les cours au 1er Mai par exemple et au même moment au lycée Chaminade. Deuxième chose, les candidats officiels au BAC général et libre au BAC technique. On se pose la question, vous êtes en série A au lycée général, vous voulez passer un BAC G, il faut qu’on se pose la question, vous avez l’âge requis pour être candidat officiel, quel est ce plaisir qui vous prend de vous présenter en candidat libre? », a-t-il défendu.
A ce propos, sur la situation qui sévit à l’Institut de formation technique et professionnel de Loudima où les enseignants ont déserté le lieu, suite à l’accumulation des arriérés de leur salaire. Ghislain Thierry Maguessa Ebomé n’a pas tardé d’apporter la lumière aux hommes et femmes des médias sur cette question. «L’ Institut a ouvert il y a presqu’une dizaine d’années . Il fonctionne normalement sur les prescrits pédagogiques des filières de formation. Dans cet institut, il est arrivé que les difficultés financières que connaissent le pays, nos fonctionnaires, les enseignants à Loudima n’ont pas de salaire. Certains sont à 39 mois, d’autres 22 mois, 12 mois ou 8 mois, selon les catégories », a-t-il expliqué. « Le gouvernement fait l’effort, chaque jour, pour payer les salaires des agents affectés à l’Institut de formation technique et professionnel de Loudima. Le grand point c’est l’accumulation des arriérés des salaires depuis 10 ans. L’avenir de l’institut, il est rassuré. Cet Institut est né de la volonté des Chefs d’Etat congolais et namibien dans le cadre de la coopération entre les deux pays », a-t-il insisté. « Depuis quelques années, les Namibiens ne sont plus à l’Institut, parce qu’ils ont posé quelques problèmes liés au cahier de charge signé entre les deux gouvernements. Le gouvernement a fait l’effort d’améliorer les conditions d’hébergement des apprenants et les enseignements en ouvrant la voie entre Loudima et Kinkala et une mission Namibienne est venue à Kinkala, conduite par la ministre de l’éducation nationale namibienne », a souligné Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, ministre de l’enseignement technique et professionnel. 
A ce titre, concernant l’interdiction des citoyens congolais d’entrer sur le territoire américain et dont la République du Congo a été considérée comme un pays à risque pour la sécurité des Etats-Unies, Thierry Lézin Moungalla a estimé que cette décision des Etats-Unies est pour le Congo une surprise. « Nous avons suivi effectivement la publication de ces décisions et nous avons cru comprendre qu’elle était consécutive à la survenance d’un attentat terroriste aux Etats-Unies d’Amérique, attentat dont nous déplorons tous et la survenance ainsi que ses conséquences humaines. Nous ne croyons pas que les auteurs présumés de cet attentat soient d’origine congolaise. Il est entendu que, cette décision pour nous, en attendant que les services compétents au niveau diplomatique nous expliquent le type de démarche qu’ils vont faire vers les autorités américaines, nous pensons qu’il s’agit d’un malentendu », a expliqué Thierry Lézin Moungalla, ministre de la communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement.
De ce fait, sur le dossier de l’OMS, Thierry Lézin Moungalla a mis en lumière la coopération existante entre l’Organisation mondiale de la santé et la République du Congo et de l’annulation de son siège régional à Brazzaville. « L’OMS et le Congo ne sont pas une histoire qui date d’il y a deux jours. C’est exactement en 1952, donc il y a 73 ans que les autorités coloniales françaises avaient déjà, dans le cadre d’un accord de siège obtenu de l’OMS son installation ici à Brazzaville sur l’espace que nous connaissons tous. Cet accord de siège est un acte diplomatique. Ce jour, le gouvernement par ses instruments diplomatiques a reçu de la volonté expresse de l’OMS, d’information nous indiquons que l’OMS voulait se retirer et annuler son siège régional Afrique ici à Brazzaville », a-t-il expliqué.
A signaler qu’au cours de cette conférence de presse, la plupart des questions ont été orientées vers le ministre de l’enseignement technique et professionnel.
Issa BILAL-ECKY





