Un atelier de validation du rapport relatif à l’élaboration de la cartographie des risques des produits chimiques de la République Centrafricaine a eu lieu le 27 mai dernier, à Bangui, dans la salle de conférence du siège du projet REDISSE.
Cette rencontre, placée sous l’autorité du Ministre centrafricain de l’environnement et du développement durable, Thierry Kamach, suivie à Brazzaville par visioconférence, a connu la participation des experts en la matière et des représentants des ministères y relatifs.
Conformément à l’outil d’Evaluation Externek conjointe (EEC), 48 indicateurs couvrant 19 domaines techniques ont été examinés pour mesurer les capacités de la République Centrafricaine à pouvoir prévenir, à détecter et à riposter aux urgences de santé publique, qu’elles soient naturelles, d’origine délibérée ou accidentelle.
A ce titre, cet atelier a permis aux participants d’identifier, d’une part, des atouts, des bonnes pratiques, des domaines à renforcer et des points faibles et, d’autre part, d’attribuer des scores et de ressortir trois à cinq actions ou recommandations prioritaires pour chaque domaine technique. Au fait, le Règlement Sanitaire International(RSI), adopté par l’Assemblée Mondiale de la santé, le 23 mai 2005, effectif le 15 juin 2007, vise à « Prévenir la propagation internationale des maladies, s’en protéger, les maitriser et y réagir par une action de santé publique proportionnée et limitée aux risques qu’elles présentent pour la santé publique, en évitant de créer des entraves inutiles au trafic et aux commerces internationaux », a rappelé El Mahad Amine, Représentant du Directeur de Cabinet du Ministre en charge de l’environnement et du développement durable. « La cartographie des produits chimiques n’est pas effective en République Centrafricaine. La situation de la sécurité chimique du pays n’a pas été évaluée et il n’existe aucun système de surveillance des incidents d’origine chimique. La réglementation en vigueur qui est plus en relation avec le contrôle environnemental ne couvre pas tous les produits chimiques, hormis ceux se rapportant aux pesticides », a-t-il ajouté.
A ce propos, la Banque Mondiale, à travers le projet de renforcement des systèmes de surveillance des maladies en Afrique Centrale(REDISSE), a apporté son soutien à l’élaboration d’une cartographie des risques chimiques en République Centrafricaine. En fait, la mise en œuvre effective des recommandations émises par les participants permettra d’améliorer de façon positive, sur une période définie, les capacités nationales à mettre en œuvre le Règlement Sanitaire International(RSI). « A l’issue de l’Assemblée Mondiale de la santé en 2005, il est défini que des Etats parties doivent développer des capacités de détection et de riposte aux évènements de nature biologique, chimique ou radiologique et à rapporter annuellement à l’Assemblée Mondiale de la santé leurs progrès dans sa mise en œuvre », a expliqué Bernard Bambou Dakpetoma, chef de service de l’information et de l’observatoire environnemental au ministère de l’environnement et du développement durable.
A signaler qu’au cours de cet atelier, les experts ont estimé apporter leur contribution afin de doter le pays d’un document de référence dans le cadre de la gestion des incidents chimiques.
Issa BILAL-ECKY




