« Je refuse d’être un préfet qui pense tout savoir, qui pense avoir la maîtrise de tout et qui à la fin n’est responsable de rien ». C’est avec ces mots teintés d’humilité que le premier, alors, le tout premier préfet de la préfecture du département du Djoué-Léfini, Leonidas Carrel MOTTOM MAMONI, s’est exprimé devant son assistance, lors de son installation qui a eu lieu le 23 mai dernier sous le patronage du préfet Directeur général.
La volonté du préfet du Djoué-Léfini est d’apprendre auprès de sa population qu’il qualifie déjà de dynamique et de vouloir déjà faire vivre le département. . Ainsi, dit-il humblement:<< Être préfet d’un département, ce n’est pas venir avec des certitudes ou des schémas tout faits. Mais, c’est d’abord venir écouter, comprendre, accompagner et s’inscrire dans un projet collectif>>. Il refuse donc d’être :<<un préfet qui pense tout savoir, qui pense avoir la maîtrise de tout et qui, à la fin , n’est responsable de rien, tout au long de son sacerdoce sur les terres fertiles du Djoué-Léfini, je me considérerai comme un éternel apprenti>> . A-t-il renchéri. Et dans son élan de développer le vivre ensemble, Leonidas Carrel MOTTOM MAMONI affirme que:<< l’État n’ est fort que lorsqu’il est proche des populations, c’est pourquoi je m’engage à être un préfet de terrain. Je veux rencontrer les habitants, les élus, les chefs d’entreprises, les associations, les notabilités et bien d »autres. Je veux que chaque habitant du Djoué-Léfini sente que l’État est présent, juste et accessible>>.
Aux collaborateurs, il les incite à être exemplaires dans la gestion de l »administration, d’être cohérents entre les dire et les actes, de refuser les privilèges injustifiés afin que l’État soit crédible et qu’il puisse stimuler l’éthique collective. D’où ce rappel : <<L’administration territoriale demeure une entreprise commune et permanente de la gestion des populations locales et de leurs préoccupations quotidiennes. Ceci nous invite donc à une franche et dynamique collaboration>. Le préfet Directeur général, qui a patronné l »installation officielle du tout premier préfet du département naissant, Djoué-Léfini, pense que l’installation de Leonidas Carrel MOTTOM MAMONI n’est pas seulement un acte symbolique. Il témoigne, en effet, la volonté de rapprocher l’administration des populations, de consolider l’autorité de l »État et de stimuler le développement local.
Mireille SAMBA MALEKA





