Dans le cadre de la « décennie des Nations Unies sur le boisement et le reboisement (2027-2037) » décidée par la 79eme session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, Rosalie Matondo, Ministre de l’Economie Forestière, a tenu le 24 avril dernier, à l’hôtel Grand Lancaster de Brazzaville, une conférence, devant un parterre des médias et communicateurs de l’information environnementale des pays de l’Afrique Centrale.
Dans cet exercice, Rosalie Matondo était assistée par les journalistes de la sous- régions. La conférence de presse a porté plus sur les questions liées au boisement et au reboisement, au rôle destinés aux communicants dans la lutte contre le changement climatique et sur le Bassin du Congo comme le premier poumon planétaire et sur l’évaluation de ses actions ministérielles.
Au cours de cette conférence de presse, la ministre de l’économie forestière a donné aux journalistes de l’espace de la commission des forets d’Afrique centrale (COMIFAC) ou de l’Afrique Centrale des réponses suite aux questions posées par ces derniers. Sur la participation des journalistes aux questions liés au secteur forestier, Rosalie Matondo, optimiste de l’organisation de son ministère, n’a pas tardé à mettre en lumière les journalistes. « Ce que nous avons fait, dans la structure de nos ministères, nous avons, chaque fois la direction de la communication et de la valorisation des résultats liés au secteur forestier qui est tenue à rendre compte des actions que nous menons au sein du ministère de l’économie forestière. Cette direction a un budget lié aux actions de la communication », a expliqué Rosalie Matondo, ministre de l’économie forestière. «Je pense que, pour les autres, comme nous sommes dans la COMIFAC, nous devons faire ou uniformiser pour que dans tous les ministères en charge de l’environnement et de la gestion de l’écosystème forestier qu’il y ait la direction de la communication et de la valorisation des actions que nous menons dans ces ministères », a-t-elle insisté.
A cet effet, elle estime que la mise en place de la Radiotélévision du Bassin du Congo est donc, pour les praticiens de la presse, un outil pour chaque pays de communiquer les informations liées à ce domaine.
A ce propos, sur la décennie des Nations Unies sur la restauration des forêts, « il y a le challenge qui se pointe avec une Nation concrète de restauration des écosystèmes forestiers. Nous Bassin du Congo, nous avons dit que nous avons le taux de déforestation le plus faible, il est donc temps de créer des forêts artificielles afin que nous puissions décliner cette tendance qui va vers la déforestation des écosystèmes. Pour nous, nous avons dit haut et fort que ces décennies sont complimenteurs, nous avons la décennie pour la restauration des écosystèmes dégradés, mais nous voulons la décennie pour l’afforestation et du reboisement dans des zones des savanes, dont nous avons dans nos pays », a-t-elle souligné. « C’est le cas de la Chine qui fait l’afforestation et le reboisement avec six millions d’hectares chaque année. Nous avons également les pays qui ont perdu leur couvert forestier comme Madagascar et d’autres qui font l’afforestation et le reboisement », s’est-elle justifiée.
A ce titre, sur les exigences liées à la résolution des Nations Unies, la ministre de l’économie forestière a éclairé l’ensemble des journalistes de l’Afrique Centrale. « «La résolution demande à tous les pays d’adopter les plans nationaux d’afforestation et du reboisement. Elle indique que nous irons accompagner par les agences des Nations Unies, le Forum des Nations Unies pour les forêts, l’environnement et aussi par la LEFAO. Il faut savoir que, au niveau du Congo, nous avons aujourd’hui un congolais qui anime le comité des forêts à la LEFAO. La LEFAO s’engage à nous accompagner. Le centre africain d’afforestation et de reboisement, de l’économie verte a été dédié à être installé ici à Brazzaville. Au niveau du Congo, nous avons pensé faire une conférence nationale sur l’afforestation et le reboisement dans chaque département », a-t-elle expliqué.
Au plan économique et financier, « Les gens généralement, quand il voit un massif forestier de 40 mille hectares, ils disent je peux avoir la tâche là-dedans, je dois avoir du bois de chauffage, ils rentrent en forêts ils prélèvent. Nous en Afrique Centrale, nous sommes les pécheurs et les chasseurs, donc quand on voit un massif forestier. L’afforestation et le reboisement au Congo, nous avons défini un montant de 31 hectares à cinq millions de Franc CFA. Si vous avez un million de Franc CFA, vous pouvez faire du bout en bout un hectare de plantation forestière. Cela veut dire que, si vous voulez faire cents hectares, il vous revient de faire un million fois cent. Nous, c’est simple pour le Congo, quand nous décidons d’un programme d’afforestation avec les jeunes, nous pouvons multiplier par un million pour avoir le montant qu’il faut, pour mener à bien ce programme. Nous avons l’engagement du Chef de l’Etat lui-même qui finance ces programmes, les partenaires privés qui s’engagent également dans le programme d’afforestation et de reboisement », a-t-elle justifié.
Issa BILAL-ECKY





