Une thèse de licence 3 , liée au secteur informel a été soutenue par deux etudiants de l’Ecole Africaine du Développement(EAD) , en l’occurrence, Sarah Oulah MBON et Ruth Sephora NGOMABI , sous le thème : » Contribution du secteur informel sur les revenus de ménages à Ouenze.
Les deux finalistes ont voulu exposer sur ce thème pour montrer comment le secteur informel génère des emplois. Mais il s’agit des emplois volontaires, donc non contraignants. Seulement , ces emplois ne sont pas réglementés à l’image du secteur d’activité qui les génère. Ils se basent sur un ordre social et essentiel.
Tenue devant un jury composé de trois membres issus du corps enseignants de l’établissement même , sous une forte assistance des parents, amis et connaissances , secondée par un parterre d’enseignants de l’EAD, le jury était composé de MBEKE SYL comme président, NDENGA OBA comme vice président, et Bengale Jean Claude comme membre. Le secteur informel, ont elles soutenu fait partie des vieilles activités menées volontairement par les personnes de tout âge. Il concerne les activités comme la vente à la criée, la vente à l’étalage, la couture, la coiffure, la conduite qui prend de l’ampleur aujourd’hui avec l’arrivée de taxis -motos. Aujourd’hui, le chômage qui sévit dans la couche juvénile a renforcé de plus en plus le secteur informel et réduit considérablement l’oisiveté dans cette couche sociale. En effet, nombreux jeunes ont pu s’organiser en formant des foyers, en faisant des enfants qu’ils prennent en charge; bon gré, malgré, grâce aux revenus que leur génèrent ces activités. Selon les auteures de cette thèse, le mobile principal qui pousse les jeunes à se lancer dans ce secteur c’est le manque d’emplois. Elles ont déploré le faible soutien des pouvoirs publics à ce secteur qui, pourtant, contribue à alléger la charge de l’État à travers des taxes que payent les différents acteurs qui interviennent dans ce secteur et même à l’instauration de la paix. Car, les quelques 75% de jeunes diplômés qui étaient tous oisifs, ce serait un grand foyer d’insécurité que l’on entretenait sans pour autant s’en rendre compte.
En effet , selon les auteures de la these, sur le nombre total de jeunes qui interviennent dans l’informel, 92% sont scolarisés dont 40% de femmes dans l’alimentation, la friperie, et 75% d’entre eux ont au moins le BAC. Ce travail d’enquête a porté sur les ménages issus exclusivement de l’arrondissement 5 Ouenze sur au moins 25 personnes interrogées issues de différents ménages.
L’objectif pour ces jeunes étudiantes était de démontrer l’apport du secteur informel dans l’économie de notre pays afin de susciter l’intérêt de l’État à investir davantage dans ce secteur d’activités.
Rosine BOUAMOUTALA





