Le ministre du Contrôle d’État, de la qualité du service public et de la lutte contre les antivaleurs, Gilbert Mokoki, a procédé au lancement des travaux de finalisation du Cadre d’action intégré de la gouvernance publique (CAIGP). L’événement, qui s’est tenu mardi 1er avril dernier à Brazzaville, marque une étape importante dans la révision et l’amélioration de la gouvernance publique au Congo, en vue d’assurer la transparence, la qualité du service public et de lutter efficacement contre les antivaleurs.
Sous le haut patronage de Monsieur Gilbert Mokoki, cet atelier de travail, organisé en partenariat avec le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), a réuni plusieurs personnalités de haut rang. Outre la présence de Monsieur Mokoki, étaient également présents quelques membres du gouvernement congolais, ainsi que la représentante résidente du PNUD au Congo, Mme Adama-Dian Barry, qui a salué l’engagement du gouvernement dans la mise en place d’un système de gouvernance plus transparent et plus responsable.
Le CAIGP, qui a pour objectif de mettre en place une politique publique cohérente et intégrée en matière de gouvernance, est un projet phare dans le cadre des réformes entreprises par l’État congolais. Il vise à renforcer la capacité de l’administration publique à offrir des services de qualité aux citoyens et à combattre les pratiques néfastes qui entravent le bon fonctionnement de l’État.
Dans son discours d’ouverture, Gilbert Mokoki a insisté sur l’importance cruciale de cette initiative pour la modernisation de l’administration publique et la lutte contre la corruption. Il a affirmé que la mise en place de ce cadre d’action permettra d’établir un véritable contrôle des performances et une évaluation continue des politiques publiques, afin d’atteindre les objectifs du gouvernement en matière de développement durable.
« Le cadre d’action intégré de la gouvernance publique représente un mécanisme stratégique qui va non seulement renforcer l’efficacité de l’administration publique, mais aussi restaurer la confiance des citoyens envers leurs institutions. Il s’agit d’un outil pour rendre les services publics plus accessibles, plus efficients et surtout, plus intègres », a déclaré Gilbert Mokoki.
Pour sa part, Mme Adama-Dian Barry, représentante résidente du PNUD au Congo, a souligné l’importance de cette collaboration entre le gouvernement congolais et le PNUD. Elle a précisé que cette initiative s’inscrit pleinement dans les priorités du PNUD en matière de gouvernance et de développement institutionnel. Selon elle, le succès de ce cadre d’action dépendra de l’engagement des acteurs publics et de la mobilisation de toutes les parties prenantes pour garantir une mise en œuvre efficace et durable. Elle a félicité le Gouvernement et les corps constitués pour des avancées significatives engrangées ces derniers mois ayant permis la disponibilité d’une vision stratégique claire et ambitieuse de la réforme, traduite dans un plan stratégique dont la formulation a impliqué tous les acteurs de l’administration publique. Elle a relevé, par ailleurs, la pertinence de la loi d’orientation sur la réforme de l’Etat qui a délimité le périmètre de la réforme, en définissant ses mécanismes de pilotage, tout en indiquant les poches de ressources pouvant être mises à profit pour accompagner la mise en œuvre de cette ambition.
Pour se faire, le PNUD affirme s’être engagé aux côtés du gouvernement du Congo pour mettre à sa disposition l’ensemble de son réseau mondial d’expertises, de savoir-faire et de bonnes pratiques en matière de gouvernance, et de modernisation administrative. En étant conscient que la gouvernance vise à créer le cadre pour la fourniture de services de qualité à la population, tout en créant un cadre de redevabilité et de feedback qui permet l’amélioration continue de l’offre.
Les travaux de finalisation du CAIGP qui se dérouleront jusqu’au 10 avril prochain, incluront des consultations et des évaluations avec les acteurs de la société civile, les administrations publiques et les partenaires techniques et financiers. L’objectif est de s’assurer que le cadre d’action prenne en compte les spécificités locales tout en répondant aux standards internationaux en matière de gouvernance publique.
Le lancement des travaux de finalisation du CAIGP s’inscrit dans une série d’initiatives lancées par le gouvernement congolais en partenariat avec le PNUD pour moderniser l’administration publique, renforcer la lutte contre les antivaleurs et promouvoir une gouvernance plus transparente et inclusive. Le PNUD, lui, demeure un partenaire clé du Congo dans ses efforts de développement durable et de renforcement des capacités institutionnelles.
Avec l’appui constant du PNUD et l’engagement des autorités publiques, la mise en place du CAIGP pourrait devenir un levier stratégique pour l’amélioration continue du service public et la promotion des valeurs de transparence et d’intégrité dans la gestion des affaires publiques.
Joyce KIDILOU-KIA-MOUZITA





