La banque mondiale a tenu une conférence-débat le 27 avril 2023 à Brazzaville, avec les porteurs de projets, en présence de plusieurs cadres. Cette rencontre s’est axée sur la cybercriminalité au Congo. Au cours de ces échanges, deux projets ont été développés: projet d’accélération de la transformation numérique au Congo (PATN) et le fonctionnement de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI).
La Banque mondiale a approuvé lors de ces échanges le projet d’accélération de la transformation numérique au Congo (PATN). Cette institution a octroyé un financement de 100 millions de dollars pour la réalisation dudit projet. L’objectif de celui-ci est d’accroître l’accès des populations mal desservies à l’internet Haut débit ainsi qu’améliorer la capacité du gouvernement à fournir des services publics adaptés grâce au numérique. PATN, financera la connectivité des zones isolées. Et contribuera à la création d’un portail unique pour les services en ligne aux populations et de multiples systèmes d’informations pour une meilleure gestion des services des usagers.
En effet, ce projet renforcera le cadre réglementaire et institutionnel ainsi que la mise en place d’un marché du Haut débit à la libre concurrence. Plusieurs projets numériques constituent une stratégie clés dans le cadre du plan national de développement (PND) 2022-2026. Il s’agit du PATN, de la stratégie nationale de transformation numérique vision Congo Digital 2025 et l’initiative économie numérique pour l’Afrique (DE4A).
Outre le projet PATN, l’opérationnalisation de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’informations (ANSSI) a été également examinée. La question de la cybercriminalité au Congo reste encore posée. La Sim box est l’unique piste démontrant ce phénomène. Sur ce, Il a été proposé la formation des agents gouvernementaux sur la sécurisation des données étatiques. Car ces agents se promènent quelquefois avec les documents sensibles, qui peuvent toutefois tomber entre les mains des malfrats. Cependant les experts continuent d’étudier les mécanismes renforçant la cybersécurité.

Selon Viguier Carmene, conseiller administratif et juridique du ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, l’opérationnalisation de l’agence national de sécurité des systèmes d’informations ne saurait plus tarder. « On a échangé sur ANSSI qui peine à s’opérationnaliser. Par ailleurs, la création d’une entité publique est parfois challengée de difficultés c’est-à-dire les processus à suivre. Tout cela obéit à la logique des institutions. Il faut partir de la loi de la création et entamer un autre segment. Nous sommes arrivés au dernier segment qui est la nomination des acteurs. Les propositions ont été faites et sont sur la table du gouvernement. Dans quelques jours nous irons à l’opérationnalisation » a-t-il indiqué. Le but de ce projet est de créer des ressources, mettre à la disposition des entreprises et particuliers puis s’assurer qu’elles sont utilisées.
D’après Paul Viet-Minh Nguyen spécialiste du développement numérique à la banque mondiale, Le Congo devrait s’outiller d’au moins 2000 personnes en main d’œuvre. Car, la fuite des cerveaux, le coût élevé de certificats et le manque de sensibilisation a fait baisser la main d’œuvre mondiale, en 2022 par rapport à 2011.
Pour Samia Melhem, la sensibilisation et la formation sont les points fondamentaux pour le développement du secteur numérique au Congo. « Plusieurs pays ont réussi de nos jours grâce au top leadership qui leurs a permis d’accompagner ceux qui en avaient besoin. Ils ont aussi réussi grâce à la sensibilisation, la formation. Et ils ont réussi parce qu’ils ont créé la confiance dans le numérique. C’est exactement pour ça qu’on est là en finançant ces projets mais aussi en créant le tissu de collaboration et coopération », a-t-elle conclu.





