La société de transport dénommée Océan du Nord est vigoureusement pointée du doigt par des populations à cause de la récurrence des accidents de ses bus de transport inter villes dont le bilan est très lourd : dégâts matériel, humain, moral et traumatisme psychologique.
Les images du dernier accident en date qui circulent sur les réseaux sociaux font froid dans le dos. A peine supportables sont elles. On y voit en effet des mort gisant au sol, un homme à la main pétrifié qui a fini par décéder des suites de l’hémorragie et du choc émotionnel, et plusieurs voyageurs et membres d’équipages sous le choc. Au total, six morts et plusieurs blessés dans cet accident.
En deux mois, le bilan des accidents des bus de la société Océan du nord fait état de plus ou moins cinq accidents dont le plus choquant reste le plus récent, celui du 17 avril 2023 à Ngo (département des plateaux au nord du pays).
Le sondage à Moungali , le quatrième arrondissement de Brazzaville , et Mfilou le septième, a donné des avis divergent sur le sujet. Pour certains ces accident sont dûs à l’incompétence du personnel technique de la société Océan du Nord. Certains ont suggèré l’ordre du mérite pour chaque candidat à un emploi.
« ce personnel technique ne joue pas son rôle. Donc il faut recruter les méritants, car on ne joue pas avec la vie des hommes de cette façon. Si non arrêter le transport des passagers et continuer avec les marchandises serait mieux », a déclaré André habitant à Moukondo.
Par contre, d’autres pensent que les véhicules de cette société sont pour la plupart défectueux. D’après eux l’État doit prendre des mesures radicales car trop de dégâts ont été causés.
« Le personnel n’a rien avoir avec tout ça, on a un taux de chômage élevé et donc personne ne voudra contredire l’employeur au risque de se retrouver à la rue. Le problème vient de la hiérarchie. Mais l’État aussi a une part de responsabilité car il a trop attendu pour décider », a confié une citoyenne du quartier plateau ayant requis l’anonymat.
De la note circulaire du Ministère des Transports, de l’Aviation Civile et de la Marine Marchande
Dans le but de mettre fin aux accidents interurbains, le ministère en charge des transports demande de baliser les véhicules en plus de limiter la vitesse maximale à 30 kilomètres par heure dans les zones à circulation lente et dangereuse , et de 70 kilometre par heure dans les zones fluides. Aussi demande t-il de mettre en place des conducteurs relèves qui prendront le relais après quatre heure de conduite par le premier.
Les cinq mesures prescrites par la tutelle sont approuvées par les populations interrogées sur le sujet. Mais, ces dernières ne demandent que la totale applicabilité de ces recommandations. D’après eux, la théorie est différente de la pratique et demandent juste la vigilance de l’État face au non respect de ces prescriptions. Ainsi, une sensibilisation des agents de la force de l’ordre a aussi été suggérée car selon plusieurs analystes, la corruption peut constituer un véritable frein à la mise en application de ces décisions.
Hormis, les bus Océan du Nord , il faut dire que les accidents de circulation routière interurbains et urbains sont de plus en fréquents. Il est de la responsabilité des conducteurs de préserver les passagers, ainsi qu’aux chefs de ces entreprises de marteler sur la maintenance avant l’utilisation de chaque véhicule.
